Tunis : La prime d’assurances détournée par l’avocat





Dix ans d’attente et de souffrance, c’est ce qu’il a fallu endurer par cette veuve pour toucher finalement la prime d’assurances suite au décès de son époux dans un accident de la circulation. Nous sommes au mois de décembre 2001. L’épouse et les deux enfants attendaient comme tous les jours la rentrée de leur père après une dure journée de travail. Malheureusement, ils ne le reverront jamais. C’est qu’alors qu’il tentait de traverser la chaussée, une voiture roulant à grande vitesse le percuta de plein fouet et le tua sur le coup.
Comme le veut la procédure, une enquête a été ouverte et les investigations menées par les agents de la police de la circulation ont révélé que le conducteur du véhicule s’est endormi sous l’effet de la fatigue. L’affaire a été ensuite examinée par la justice qui a condamné le chauffeur à huit mois de prison avec sursis. Des dédommagements au profit de l’épouse de la victime et de ses deux enfants ont été accordés. Une prime d’assurance estimée à cent dix mille dinars a été fixée par la cour. Et c’est à partir de ce moment que les ennuis de l’héritière ont commencé. C’est que depuis la tombée du verdict, l’épouse n’a rien touché et pour cause… Son avocat qui l’a assistée tout au long de l’instruction ne lui a pas versé son dû, se dérobant à chaque fois derrière des explications vagues. Finalement, l’épouse à décidé de porter l’affaire devant la justice. Entre temps, l’ordre des avocats a été saisi. La pression sur le suspect a donné ses fruits et avant même que l’affaire ne prenne une tournure grave, l’avocat a soldé sa dette envers sa cliente.


M.B.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com