Mayada Bsilis : Eclairs de l’amour, éclats de la foudre





Une voix comme un duvet, touchante comme une larme : Mayada Bsilis a de Feirouz la même générosité de voix, le murmure d’amour qui s’élève de la voix de son cœur... Celle qui laisse le public sans voix. Et c’était samedi et dimanche derniers, dans un Théâtre Municipal comble. D’une année à l’autre on la retrouve : Mayada, même voix cristalline, large sourire balayant un instant d’émotion, celui de retrouver le public du festival de La Médina pour la deuxième année consécutive. Mais malheureusement sans pour autant repenser la façon de communier avec le public (démarche, gestuelle...). Les tessitures des chansons étaient tour à tour espiègles et enfiévrées. Elle est élevée dans «Ya Ghali» (O mon cher), ou encore dans Aâdi (Normal) qui porte le titre de son nouvel album. Le registre est moins intense, plutôt tempéré dans «Ala Ini» (Avec plaisir), «Rah Daymen Ahouak» (Je serais toujours éprise de toi), une reprise de la chanson du film «Body Guard», «I will always love you»... La mention spéciale de la soirée revient à cette complicité qui naît sur scène... comme dans la vie entre Mayada et son mari, le compositeur de la majorité de ses chansons, Samir Kouifati (au piano). Dans un décor étoilé, l’artiste a interprété les élégies les plus belles... parce que remplies d’elle-même, tels des «éclairs de l’amour, éclats de la foudre» dit le poète. Elle le sait. Elle l’a tant chanté. Pour en faire sa religion. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com