Droits d’auteur : Du rififi autour d’«El Moussamih Karim»





Une polémique vient d’être soulevée sur la paternité de l’émission «El Moussamih Karim», produite  par la chaîne Hannibal. Le producteur tunisien Skander Khelil revendique la propriété du concept.
Les documents présentés sur le blog du producteur Skander Khelil montrent bel et bien que l’idée de l’émission «El Moussamih Karim» date d’avant 2000, soit cinq ans avant le lancement même de la Chaîne qui la diffuse actuellement. Une interview accordée à notre consœur «El Moussawir» en date du 2 octobre 2000 parle avec force détails de cette émission.
Skander Khelil avait alors déclaré en réponse à une question du journaliste Nasreddine Ben Saïda sur ses projets qu’il «préparait une émission intitulée «El Moussamih Karim», qui pourrait réconcilier deux proches ayant eu des différends (père et fils, deux époux, deux amis, etc.)». Donc, l’idée existait en tant que telle, bel et bien avant sa production récente.
Le parcours de l’idée
Joint par téléphone à partir de Paris où il réside, Skander Khelil explique qu’il «avait cette idée d’El Moussamih Karim depuis 1998 et l’avait proposée à l’époque à M. Fathi Houidi, patron de la RTT à ce moment-là». Il ajoute que «diverses raisons ont empêché la production de ce concept à l’époque». Ce n’est finalement qu’à la fin de l’année 2006 que l’idée est renée. «Je l’avais alors proposée à M. Larbi Nasra, de passage à Paris. La chaîne Hannibal venait d’entrer sur la scène médiatique et avait besoin de nouveaux concepts pour asseoir sa notoriété et, surtout, une empreinte propre», précise encore le producteur tunisien.
C’est ainsi que l’initiateur de la première version arabe des guignols «kalabess», le promoteur du karaoké en France et le créateur du Karaoké arabo-oriental, présente la conjoncture dans laquelle a vu le jour le concept «El Moussamih Karim».
Le différend
Lors de son entretien téléphonique avec «Le Quotidien», Skander Khelil s’est montré «très fier de ses origines tunisiennes et honoré de servir sa patrie». «C’est un devoir !», n’a-t-il cessé de répéter. «La télévision tunisienne était la première à diffuser le Karaoké. C’est mon concept et je me sens fier d’être à l’origine. Je l’ai offert à la RTT à titre gracieux pour aider à asseoir la notoriété de notre paysage médiatique», a-t-il souligné.
Le différend avec la chaîne Hannibal n’a donc pas une connotation financière. Le producteur précise que «Ce qui lui a fait le plus mal, c’est l’ingratitude. Les producteurs de l’émission n’ont pas cru utile de me citer, ne serait-ce qu’initiateur de l’idée».
Concernant les lendemains de ce différend, le créateur croit certes fermement «qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès». Mais, il faudrait que Hannibal «reconnaisse ma paternité du concept». Autrement, «je ne pourrais plus être «Moussamih Karim» et je m’en référerai à la justice».


Mourad SELLAMI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com