«Mûsîqât 2010»: Au cœur de la tradition





Avec des airs mandingues, le coup d’envoi de la 5e édition de la manifestation «Mûsîqât» sera donné le 2 octobre, à partir de 21h00, au Centre des musiques arabes et méditerranéennes à Sidi Bou Saïd.
Les mélomanes, surtout les passionnés des musiques traditionnelles et néo-traditionnelles seront bien servis du 2 au 16 octobre, et ce dans le cadre de la 5e édition de «Mûsîqât» ; festival lancé depuis cinq ans dont le but de promouvoir la diversité culturelle à travers la présentation des expressions musicales rarement programmées dans nos scènes. Le coup d’envoi de la 5e session de «Mûsîqât 2010» sera donné par l’une des grandes spécialistes de la musique mandingue, la Malienne Babani Koné. Auteur, compositrice et interprète, elle possède à son compte deux albums : «Sanou Djala» et «Barika» où elle chante des sujets d’actualité comme les problèmes des femmes africaines aujourd’hui, les rêves des enfants, l’absence de vrais repères pour les jeunes, la lutte contre le Sida…
Suite à ce rendez-vous africain, les mélomanes sont conviés à découvrir une palette d’une dizaine de voix, venant des quatre coins du monde et qui se produiront jusqu’au 16 octobre au Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM), à Sidi Bou Saïd, à partir de 21h00. A chaque soirée, son tempo. A l’affiche de cette nouvelle session : un bouquet de chants traduisant la richesse du répertoire musical occitan présenté par la formation «Lo cor de la Plana», des chants syriaques et des «mouachahatt» interprétés par l’artiste et musicologue libanaise Ghada Shbeir… Les musiques hindoue, bulgare, tunisienne, anatolienne, chilienne, yéménite et irlandaise sont également à l’affiche de cette manifestation. Les fidèles de «Mûsîqât» sont conviés également à apprécier le jeu des instrumentistes participant à ce rendez-vous et à savourer en direct les sonorités du sitar, de luth, «gombri», «gasba»…
Notons que la présence tunisienne dans cette manifestation sera assurée par l’ensemble de Zouheir Gouja qui offrira à l’assistance un bouquet de chants d’invocations spécifiques de la confrérie tunisienne « Stambali » et d’autres puisant dans différents répertoires profanes du pays. Pour faire une idée détaillée sur les artistes et leurs musiques, n’hésitez pas à cliquer : www.musiqat.com.
Reste à ajouter que le Festival «Mûsîqât» a été proposé, cette année, par le Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, pour le Prix institué par l’UNESCO et décerné à une institution ou un festival œuvrant à la promotion de la diversité culturelle.


I.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com