Pour une bonne nuit de sommeil : Estomac léger, tête relaxée et horloge biologique réglée





Difficultés à s’endormir, réveils nocturnes fréquents, sensations de lourdeurs, cauchemars…le repos du sommeil n’est paradoxalement pas de tout repos ! Que faire ?
Il est fréquent qu’une personne soit grincheuse, stressée, d’humeur maussade…et pour cause : une mauvaise nuit de sommeil. En effet, le déroulement de nos journées dépend parfois entièrement de la qualité et de la quantité de notre sommeil. Il va sans dire que le sommeil est absolument vital pour chaque individu ! C’est une étape réparatrice dont l’organisme a certainement besoin. Après des nuits perturbées ou plusieurs nuits blanches, certains finissent par croire qu’il leur est carrément impossible d’éviter les troubles de sommeil… C’est faux ! Un bon sommeil est tributaire de certaines règles de vie qu’on doit respecter.
Le Dr Ben Jâafar, généraliste, explique : «Tout d’abord un adulte a, a priori besoin de près de sept heures de sommeil par nuit. Certains se sentent en forme après seulement 6 heures, d’autres ont besoin de 8 heures. En faisant le calcul, si on ôte ces 7 heures des 24 heures de la journée, on saura fixer le moment exact où l’on aura sommeil. En effet, l’organisme, au bout d’environ 17 heures d’éveil, aura quasi machinalement besoin de s’adonner au sommeil. Si l’on respecte ce besoin, qu’on se réveille de bonne heure, qu’on ait nos sept heures de sommeil par nuit sans dépasser les 17 heures de veille, l’on pourra sûrement combattre l’insomnie ! Parce qu’il y a une horloge biologique naturelle interne qu’on doit bien régler et bien respecter. Si on doit se réveiller à 6 heures du matin, on doit dormir vers 11 heures du soir et faire en sorte de respecter ce rituel durant quelques jours jusqu’à ce que l’heure du sommeil devienne fixe et on dormira sans problèmes.
Cela dit si on s’endort vers 2 heures du matin, il est tout à fait normal que l’on ne puisse pas se réveiller et qu’on passe une mauvaise nuit rien que parce que la peur de se réveiller nous travaille. Je tiens d’ailleurs à évoquer dans ce sens que la science va toujours de pair avec notre religion islamique. De fait, si Dieu nous ordonne de faire la prière d’el Fejr, on peut commencer tôt la journée et on dormira aussi tôt et paisiblement le soir.
Toutefois, hormis le calcul des cycles de sommeil, il y a aussi certaines normes à respecter. Cela relève de l’hygiène de vie. Lorsqu’on s’apprête à dormir, l’on doit avoir un estomac léger. Cela implique de ne pas prendre de dîner gras ou lourd. L’on doit aussi éviter, voire supprimer tous genres d’excitants et ce, à partir de 16 ou 17 heures du soir. Les colas, cafés, tabac, thé, chocolat… ne sont tolérés que le matin.
Il est aussi très important de faire le vide dans sa tête avant de s’endormir. Je ne pourrai pas dire de ne pas se laisser stresser parce que certains sujets nerveux, sensibles ou anxieux ne peuvent justement pas éviter de s’irriter. Mais je dirais plutôt de faire en sorte de ne pas laisser ce stress nous gagner. Comment ? d’abord en évitant les excitants, mais surtout en évitant toutes les sources de stress surtout le soir : on doit se garder des stimulants. J’explique : les films d’actions, de suspense, le journal télévisé avec ses mauvaises nouvelles, les conflits avec les membres de la famille sont à abolir surtout le soir.
Pour finir, je dirai qu’il y a certaines pratiques qui peuvent aider, un lit, un coussin et des habits confortables, une température ambiante (environ 22°), une bonne tisane ou un verre de lait tiède avec du miel pourront aider. En effet, le lait contient de la morphine naturelle à petites doses. Cette substance est motivée lorsque qu’on fait tiédir le lait sans le laisser bouillir».


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com