C.A.: Le souffre-douleur





Piégé par des vaillants Marsois, les Clubistes, ou du moins une frange de la grande famille clubiste ,n’ont pas trouvé mieux que de faire porter le chapeau à Adel Sellimi.
Drôle de réplique de la part des Clubistes qui auraient oubliés tous les sacrifices consentis par Sellimi depuis le démarrage de l’actuelle saison, lui qui a pris les devants et a accepté d’assumer la rude responsabilité de mener la préparation d’une équipe sans dirigeants donc sans véritable maître à bord.
Ceci dit, Sellimi en sa qualité de second entraîneur peut-il assumer une quelconque responsabilité sur le plan technique du moins depuis l’arrivée de Mahjoub à la tête de l’équipe seniors ? En effet, on voit mal Mahjoub céder le timon en entier à son adjoint et par ricochet on ne peut en vouloir à l’adjoint et même s’il s’avérerait que ce dernier a une influence directe sur les choix de l’entraîneur en chef, on ne peut que s’en prendre à ce dernier pour manque de personnalité. Or tel n’est pas le cas, et les problèmes dont souffre le club de la capitale sont beaucoup plus profonds et se rapportent au manque de discipline de certains joueurs qualifiés de «cadres» et qui sont au dessus de toute forme de sanctions, notamment en l’absence de dirigeants capables de faire face à toute forme d’atteinte à l’image du club.
A ce propos faut-il rappeler que Sellimi avait justement évoqué ce problème d’indiscipline ce qui aurait semble-t-il déplu à certains dirigeants. D’où cette décision hâtive de l’écarter, lui qui traîne derrière lui une aussi longue que riche carrière de joueur au sein de cette citadelle clubiste.
Ceux qui ont suivi le match de samedi à partir des gradins se seraient rendus compte. Dès le coup d’envoi, une frange de supporters était venue juste pour réclamer le départ imminent de Sellimi. D’ailleurs, cette frange n’a pas cessé tout au long de ladite rencontre de le faire.
En bref, le Club Africain traverse une mauvaise période et la sagesse exige que toute la famille clubiste, la vraie famille clubiste s’unisse pour élucider et étudier à fond les vrais maux dont souffre la citadelle de Bab-Jedid loin de toute forme d’emportement nuisible à la crédibilité du club car le départ de Sellimi ne peut résoudre le problème et ne serait qu’un simple calmant comme le sont les analgésiques en médecine alors qu’en réalité le CA a besoin d’une cure profonde pour pouvoir retrouver son lustre même si personne ne doute que le grand club de la capitale saura trouver la réplique adéquate pour remettre l’équipe sur orbite et rester ainsi sur les devants de scène de notre football.


Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com