Cancer du sein/ Le premier cancer féminin en Tunisie





Avec mille nouveaux cas par an, le cancer du sein est le premier cancer qui touche les femmes en Tunisie. Raison pour laquelle l’Office National de la Famille et de la Population a choisi de célébrer la Journée mondiale de la femme par l’organisation d’un séminaire national sur le dépistage précoce de ce cancer. Tunis-Le Quotidien La lutte contre le cancer se poursuit à tous les niveaux. Les cancers de la femme sont plus que jamais en point de mire. Afin de célébrer la Journée mondiale de la femme (08 mars), l’Office National de la Famille et de la Population (ONFP) a organisé, hier, un séminaire sur le programme de prévention du cancer du sein. Depuis juillet 2003, une nouvelle unité a ouvert ses portes dans le Centre de la santé de reproduction de l’Ariana. Cette unité est spécialisée dans le dépistage précoce du cancer du sein par mammographie. Jusqu’à aujourd’hui, quatre cents femmes se sont présentées pour une consultation. Selon Dr. Rym Ben Issa, responsable de cette unité, «quatre cas ont été découverts à un stade avancé d’où l’ablation du sein». Sinon, une seule femme a été épargnée de l’intervention chirurgicale car la taille de la tumeur permettait de procéder à un traitement et de préserver le sein. Ces consultations entrent au fait dans le cadre de la phase pilote du projet de recherche lancé par l’ONFP. Des milliers de femmes du gouvernorat de l’Ariana passeront au mammographe. «L’un des objectifs majeurs de cette étude de faisabilité est de reproduire cette expérience par la suite dans tous les gouvernorats», explique Dr. Ben Issa. Dans son allocution d’ouverture, Mme Néziha Ben Yedder, ministre des Affaires de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, a mis l’accent sur la fréquence de ce type de cancer chez les femmes tunisiennes. C’est le premier qui fait le plus grand nombre de victimes. D’autant qu’il est diagnostiqué à des phases très avancées. «Tandis que le dépistage précoce de ces tumeurs du sein assure une meilleure prise en charge de la maladie», précise la ministre. Fait prouvé dans plusieurs cas où non seulement le sein a été préservé, mais surtout il a été guéri. C’est pourquoi l’unité de l’Ariana fait du dépistage infracentimétrique un véritable cheval de bataille. Parallèlement à ce programme-pilote, l’ONFP intensifie son effort de sensibilisation et d’information, car les femmes tunisienne, parviennent difficilement à vaincre leur phobie de perdre un sein. Elles préfèrent plutôt rester dans l’ignorance que d’apprendre le pire. Elles oublient entre-temps que le cancer du sein est aussi héréditaire de par la mutation d’un gène favorisant ces tumeurs. Ce facteur génétique requiert davantage de vigilance de la part des femmes qui ont déjà eu un cas dans la famille. Dans le traitement du cancer, la capitale souffre encore de la centralisation des soins à l’Institut Salah Azaïez. Or, celui-ci gère au quotidien une surcharge de plus en plus importante et des listes d’attente vertigineuses. Désormais, et sur instruction présidentielle, un nouveau centre de cancérologie verra le jour sur la Colline de l’Ariana. A proximité de l’Hôpital Abderrahmane Mauri, il sera réalisé dans le cadre du Xème plan. «Ce Centre sera essentiellement spécialisé dans le traitement du cancer par radiation», affirme M. Zouhaïer El Fkih, directeur régional de la santé dans le gouvernorat de l’Ariana. Le nouveau centre qui soulagera l’Institut Salah Azaïez sera prêt en 2006 avec un coût de six millions de dinars. Maryem kada


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com