M. Mohsen Nabli, coordinateur général du PSL 2: «La majorité des militants nous soutiennent»

C’est aujourd’hui que la Justice statuera sur l’affaire en référé du PSL suite à une plainte du PSL 2. A cette occasion, l’une des figures les plus représentatives de cette mouvance confie au “Quotidien” son évaluation de la situation actuelle du parti. Le Quotidien: A quoi est due cette crise persistante au sein de votre parti? M. Mohsen Nabli: La crise que vit actuellement le PSL est le prolongement des crises précédentes après les multiples opérations “d’épuration” pratiquées par la direction du parti. La dernière crise en date a abouti au niveau de la Justice après le refus de tout dialogue par la direction dont les adversaires, à six contre cinq, sont devenus majoritaires au sein du Bureau politique? • Dans ces conditions, êtes-vous assurés du soutien de la base? M.N. : La majorité écrasante des militants soutiennent notre démarche et la considèrent comme une condition sine qua non pour la renaissance du parti et la mise en branle des réformes dont il a besoin. Pétitions à l’appui, ces militants demandent même le départ de la direction actuelle. • Etes-vous tentés par l’intégration dans d’autres partis? M.N. : Il est prématuré de se prononcer sur un sujet aussi délicat dans les conditions où se trouve actuellement le PSL. Mais, en fonction de la décision de la Justice concernant notre affaire en référé contre la direction du PSL, nous déterminerons nos positions et nous définirons notre programme ainsi que nos choix stratégiques, y compris à l’égard des grandes élections de cette année sur le plan national. • Quelles sont les positions du PSL 2 sur la crise du Moyen-Orient? M.N. : Nous sommes clairement opposés à la guerre contre l’Irak. Nous souhaitons que ce pays frère recouvre sa souveraineté et dispose d’un gouvernement démocratique élu. La question palestinienne nous semble encore plus complexe, car la légalité internationale n’y a jamais été appliquée faute d’un “partenaire” crédible en Israël. Mais nous avons toujours considéré que, faute de mieux, les accords d’Oslo avaient constitué un pas important pour une solution sensée au problème palestinien. Nous avons également cru que la “Feuille de route” ouvrirait de nouveaux espoirs. • Comment des libéraux comme vous voient-ils l’économie tunisienne? M.N. : Nous constatons que l’actuelle politique économique de la Tunisie poursuit un libéralisme rationnel à visage humain qui encourage l’initiative privée, préserve les acquis sociaux et incite à la solidarité nationale. Toutefois, nous croyons que notre économie a besoin de plus d’investissement étranger. Mais la Tunisie, même si elle dispose de très peu de ressources naturelles, a fait quand même le bon choix de parier sur l’intelligence de ses propres enfants pour assurer l’avenir. Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com