Un suicide et des zones d’ombre !
Encore un pauvre bipède qui en a eu marre de son existence, décidant sur un coup de tête de quitter subitement ce bas-monde, pour un autre meilleur. Tunis - Le Quotidien Comme dans la plupart des cas du genre, le bonhomme a emporté son secret dans la tombe, puisque personne dans son entourage n’a pu éclairer la lanterne des enquêteurs ou apporter un quelconque indice sur cet acte désespéré. C’est du côté de l’Ariana, que ce dame a eu lieu. L’autre jour un habitant de la localité rentrait tranquillement chez lui après une longue journée de labeur. Il a pris l’habitude depuis un certain temps de prendre un raccourci, un sentier traversant un petit buisson. Ca valait beaucoup mieux que de suivre le chemin bitumé si long et si stressant avec son vacarme assourdissant. Ce jour-là, il était des plus gais d’autant qu’il venait de toucher un salaire plus ou moins important. Pour preuve il n’a pas cessé de siffloter un air qu’il affectionnait. Soudain, le sifflotement s’est littéralement coincé dans sa gorge, au moment-même où il s’est immobilisé regardant fixement devant lui. Ecarquillant des yeux, bouche-bée, il est demeuré cloué sur place pendant quelques secondes. De longues et interminables secondes qui lui ont paru une éternité. Et pour cause! Le spectacle qui s’offrait à ses yeux était tout à fait horrifiant, hallucinant, désolant, puisque s’agissant du corps d’un jeune homme pendu à la branche d’un arbre! Apparemment, il a bien cessé de vivre. Une fois revenu à lui, le passant malchanceux allait détaler à toute vitesse, parcourant le sentier qu’il suivait dans l’autre sens. S’il avait un chrono sur lui, il aurait certainement appris qu’il a réalisé un petit record du genre. En tout cas, sa formidable pointe de vitesse lui a permis de rallier rapidement le poste de police le plus proche pour alerter les agents. L’enquête allait démarrer sur-le-champ mais pour buter, du moins pour le moment, sur un manque flagrant d’indices. En effet, d’après les témoignages, le geste du malheureux demeure énigmatique pour tout le monde. A commencer par ses parents et ses proches qui n’arrivent pas à croire qu’il ait pu mettre fin à ses jours, encore moins savoir les raisons qui l’y ont poussé ! D’autant qu’il n’a pas donné de signes apparents de détresse, de chagrin ou même de lassitude, portant merveilleusement ses trente-trois ans et mordant dans la vie à pleines dents… M.A.

