Tennis/ Les frères Jellali et Abid accusent: «Nous sommes exploités par des dirigeants partiaux»

Un document écrit et signé par trois de nos tennismen, à savoir Haythem Abid et les frères Jallali, Walid et Issam, nous a été remis par les intéressés. Dans ce document de quatre pages, ses auteurs ont décidé de : «monter au créneau pour dénoncer une indifférence générale des responsables quant à notre carrière professionnelle et exprimer notre désarroi et notre courroux !» Sans entrer dans des détails plutôt acerbes contenus dans les propos accusateurs qu’ils tiennent à propos de leurs dirigeants, les trois athlètes ne s’en montrent pas moins déterminés à jeter le pavé dans la mare. A ce propos, ils accusent leur instance fédérale de pratiquer la politique des deux poids, deux mesures, puisqu’elle aurait versé en 10 ans le bagatelle de 500.000 dinars à l’une de leurs coéquipières alors qu’ils n’ont eu que des miettes. Mieux encore, ils affirment qu’à ce jour, les récompenses et primes de victoires en Coupe d’Afrique, en Coupe arabe et en Coupe Davis (maintien en groupe 2) promises, ne leur auraient pas été versées. «Nous sommes exploités», avouent-ils. Autre détail qui, s’il est avéré, nous paraît impardonnable, et l’histoire est racontée dans le document écrit qui nous a été remis : «à Beyrouth, l’équipe de Tunisie menant 4 à 0 en finale de la Coupe arabe face à l’Egypte, est déclarée perdante 2 sets à 1. Motif : défaillance technique puisque les raquettes des deux Tunisiens, Walid et Issam Jellali, sont cassées. A ce niveau de la compétition, les joueurs entrent sur le court avec 5 à 10 raquettes, nous n’en avions qu’une chacun. C’est aberrant, non !». Les trois athlètes envisagent sérieusement de déclarer forfait pour le rendez-vous crucial de la Coupe Davis du 9 avril prochain où la Tunisie joue son avenir dans le groupe 2, puisqu’une défaite la rétrogradera dans le groupe 3. «Or, affirment nos interlocuteurs, nous avons les moyens techniques de propulser la Tunisie dans le groupe 1 avec le concert des ténors du tennis mondial». C’est ce qui les a poussés à réagir et à dénoncer : «la situation précaire que nous vivons. Nous sommes inquiets pour notre présent et notre avenir et nous pensons qu’il faut sérieusement se pencher sur le dossier du tennis de haute compétition. Nous proclamons tout haut que c’est un honneur de défendre le drapeau national, et nous sommes déterminés à viser plus haut si les conditions psychologique, technique et financières étaient garanties !». Chiraz OUNAIS _________________ * Tarak Chérif… raccroche ! Comme nous l’impose la déontologie de notre métier, avant d’éditer les propos accusateurs et d’une teneur très grave de Haythem Abid et des frères Jallali, Walid et Issam, nous avons contacté la partie accusée pour avoir son avis. Nous nous sommes donc adressés au premier responsable de la Fédération, Tarak Chérif, qui dans un premier temps, a bien voulu nous répondre. Mais face au sujet, le président de la FTT s’est montré peu enthousiaste de nous avoir au bout du fil puisqu’apparemment il a connaissance des accusations et de leurs auteurs. Le sujet n’est donc pas nouveau pour Tarak Chérif à travers son style laconique : «Comme d’habitude, cette histoire revient à la veille de chaque match de la Coupe Davis. Et ce sont toujours les mêmes qui se plaignent».




Articles Similaires:




Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com