Unification des syndicats de l’enseignement supérieur/Mustapha Touati et Néji Gharbi disent non !





Ayant mis les doigts dans l’engrenage, la Centrale syndicale peine à unifier les syndicats de l’enseignement supérieur. Et pour cause… Tunis - Le Quotidien L’affaire du syndicat général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SGESRS) donne toujours du fil à retordre à la section du règlement intérieur de l’UGTT. Ce syndicat continue d’être « à deux têtes» puisque le département de tutelle refuse encore de «cautionner» l’un des deux bureaux avant le verdict final des tribunaux. Bousculée par le temps et les événements, la direction de l’UGTT a inversé la vapeur en relançant le projet d’unification de toutes les structures syndicales du secteur. Ce projet s’est heurté à un non catégorique de la part des trois principales parties concernées : le Bureau exécutif dissous par l’UGTT, son successeur issu du congrès d’Amilcar et le syndicat général des professeurs de l’enseignement supérieur et des maîtres de conférence. Du coup, les responsables syndicaux ont de nouveau changé le fusil d’épaule. Dans une note circulaire interne datant du 8 mars courant, la section du règlement intérieur de la Centrale ouvrière a appelé les unions régionales du travail à «tenir les congrès unificateurs des syndicats de base du syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et du syndicat des professeurs de l’enseignement supérieur et des maîtres de conférence». Veto Le «mutisme» du nouveau Bureau exécutif est synonyme, selon des source proches de la direction de l’UGTT de l’approbation. Les professeurs de l’enseignement supérieur et les maîtres de conférence s’opposent, toutefois, à cette unification. M. Néji Gharbi, SG du syndicat estime que l’unification ne fera que «léser les intérêts de cette catégorie minoritaire d’universitaires». Le Bureau exécutif dissous du SGESRS a également considéré la nouvelle initiative de l’UGTT, comme un véritable «accouchement par césarienne». Dans un récent communiqué, le Bureau dissous a, en effet, condamné la «renonciation» de la direction de la centrale syndicale aux recommandations du congrès de Djerba qui «porte préjudice à la crédibilité de l’action syndicale». Le communiqué précise également que cette initiative est une simple «manœuvre visant à contourner le jugement déjà prononcé par le tribunal de première instance de Tunis et celui de la Cour d’appel». M. Mustapha Touati, SG «déchu» du SGESRS estime que la menace d’une troisième grève qu’aurait brandi le nouveau bureau accrédite la thèse de manœuvre. Décidément, l’unification des syndicats de l’enseignement supérieur ne constitue nullement le remède approprié à la crise syndicale persistante dont souffre le secteur. W. K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com