Contrefaçon : La lutte prend une dimension euro-méditerranéenne





Les pays euro-méditerranéens, dont la Tunisie, s’engagent à mieux coordonner leurs politiques de lutte contre la contrefaçon, dans le cadre d’un système d’échange d’informations et d’expertises en la matière.
Une pléiade d’experts et de techniciens des domaines du commerce extérieur, des services de la douane et de la protection de la propriété intellectuelle représentant les pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Libye et Algérie) ainsi que l’Égypte, la Jordanie, la Palestine et la Turquie participent depuis hier, à Tunis, aux travaux de la conférence euro-méditerranéenne sur la lutte contre la contrefaçon et le piratage. La conférence est organisée par le ministère du Commerce et de l’Artisanat en collaboration avec la Commission européenne.
D’après M. Fathi Fadhli, directeur des enquêtes économiques au sein du ministère du Commerce et de l’artisanat, la conférence qui se termine aujourd’hui, s’inscrit dans le cadre des programmes de coordination entre les pays de la région euro-méditerranéenne dans le domaine de la lutte contre la contrefaçon et le piratage. L’objectif consiste, selon le responsable du ministère, à développer la coopération entre les pays en renforçant les outils de coordination et d’échange de données qui permettent de mieux faire face au fléau.
Les participants devraient à cette occasion présenter les mécanismes employés par leurs pays dans la lutte contre le phénomène de la contrefaçon, notamment sur les plans technico-législatifs. Le but est de mettre en place un système de coordination et d’échange d’informations utiles pour contrecarrer le commerce illégal des produits contrefaits dans l’espace euro-méditerranéen. Les participants doivent examiner, au cours de la conférence, les procédures et les mécanismes devant être mis en œuvre pour instaurer cette coordination. Les principes généraux de ces mécanismes de coordination doivent être examinés par les ministres de Commerce lors de la conférence Euro-Med prévue en décembre prochain.
Il convient de rappeler par ailleurs que la Tunisie a été parmi les rares pays de la rive sud de la Méditerranée à adopter une politique de lutte contre la contrefaçon et à développer des mécanismes juridiques et institutionnels conformes aux standards internationaux en la matière. La Tunisie qui se déclare comme une victime de la contrefaçon et non pas un acteur, s’est dotée de plusieurs mécanismes destinés à contrecarrer ce fléau qui affecte son climat d’investissement à l’instar du Conseil national de lutte contre la contrefaçon créé en 2009.
Depuis 2006, les services du Commerce ont saisi plus de cinq millions d’articles contrefaits, tous types de produits confondus.


H. GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com