Compétitivité économique de la Tunisie/ Comme les «successful countries»





Le classement mondial des pays les plus compétitifs, réalisé par le Forum économique mondial fait ressortir depuis quelques années que des pays à faibles ressources naturelles parviennent à s’imposer dans la cohorte de tête. Tunis - Le Quotidien D’après le professeur Pier A. Abetti, de l’Ecole polytechnique de Rensselaer (USA), l’essor de ces «petits pays» tels que la Finlande et Taïwan a été réalisé grâce à l’adoption de stratégies basées, dans un premier temps, sur le transfert des technologies à partir des pays avant-gardistes (UE, USA). Le classement des pays les plus compétitifs en 2003, a conféré la première place à la Finlande, la deuxième aux Etats-Unis et la cinquième (5ème) à Taïwan. La Tunisie a été classée la 38ème place, devançant des pays tels que l’Italie, la Turquie et la Chine. M. Pier A. Abetti a présenté jeudi dernier au siège de l’ambassade des USA, une conférence sur le sujet «L’Essor et le déclin des pays les plus compétitifs du monde» avec une exposition des implications qui se prononcent pour notre pays. Il a affirmé que «la Tunisie pourrait partir sur les traces des petits pays progressistes qui n’ont pas de grandes ressources, à l’instar de la Finlande et de Taïwan». La Tunisie, qui bénéficie de plusieurs indicateurs macro économique lui permettant de hisser son niveau de compétitivité, devrait, selon le professeur Abetti, renforcer davantage le transfert des technologies et promouvoir la recherche scientifique dans les écoles polytechniques. «Grâce à une démarche pareille, la Finlande est arrivé à progresser dans le classement mondial des pays compétitifs en passant de la 16ème place en 1996 à la première place en 2003». Cependant, le problème qui se présente pour la Tunisie est, toujours d’après le professeur américain, la tendance d’un certain nombre de compétences jeunes formées à l’étranger à ne pas retourner en Tunisie pour créer de projets et innover. «Ce capital de «Know-how» favorisera un transfert des technologiques adaptables avec les caractéristiques macro et micro-économiques de la Tunisie», précise le conférencier. Et d’ajouter que «les écoles polytechniques et les incubateurs d’entreprises manquent d’efficacité en matière de création et d’innovation». Les pépinières d’entreprises ont été la base de l’expansion réalisée par les pays compétitifs, et «le développement de la Tunisie est tributaire, en grande partie, du transfert des technologies et de la multiplication des entreprises à base technologique (pôles technologiques et incubateurs) pour finir avec la création des multinationales et des holdings de nationalité tunisienne», a-t-il ajouté. Cette faiblesse au niveau du progrès technologique a fait que la Tunisie soit classée 57ème. Le manque d’innovation technologique a été parmi les causes de déclassement des Etats-Unis d’Amérique, qui a manqué d’introduire des «process» de création dans la fabrication du téléphone cellulaire, par exemple. La visite de Dr. Pier A. Abetti qui vient dans le cadre d’une initiative de l'ambassade US en Tunisie, comprendra l’engagement d’une convention entre l’Ecole polytechnique de Rensselaer (New York) et l’Institut des hautes études commerciales de Tunis (IHEC). L’Ecole de Rensselaer a contribué à l’implantation des incubateurs faisant développer près de 150 entreprises qui emploient, aujourd’hui, plus de 130 mille employés. Hassen GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com