Partenariat Tunisie-U.E. : Le bel âge





La coopération entre la Tunisie et l’UE entame sa 30e année. Des acquis et de belles promesses en perspectives.
L’ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne, M. Adrianus Koetsenruijter, a souligné hier lors d’un point de presse que les négociations sur le statut avancé de la Tunisie progressent comme prévu.
La question des négociations sur le statut avancé prôné par la Tunisie auprès de l’Union européenne a été au centre des débats de la conférence de presse tenue hier par M. Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne en Tunisie.
M. Adrianus Koetsenruijter a expliqué en réponse à plusieurs questions ayant porté sur l’état d’avancement des négociations en cours entre les deux parties que «nous avons déjà fait des échanges de points de vue à Bruxelles le 27 septembre dernier. Nous aurons une prochaine session fin octobre à Tunis. Les négociations se déroulent comme prévu et reflètent les excellentes relations entre les deux parties. Il n’y a vraiment pas de difficultés sur le chemin du statut avancé».
Dimension identitaire
En réponse à une question portant sur les difficultés rencontrant l’intégration des immigrés dans l’environnement européen, l’ambassadeur, chef de délégation de l’UE, a expliqué que «la montée des tendances nationalistes ne constituent pas une réaction à la présence d’immigrés. Autrement, elle aurait été perçue depuis des décennies. Il faut plutôt la comprendre comme une réaction de peur de ce monde globalisé. Il s’agit de votes à dimensions identitaires. Les gens ont peur qu’on ne leur impose une façon de vivre ou de voir la vie. C’est ce flou identitaire qui est à la base de cette réaction».
Perspectives
Pour ce qui est de l’apport du statut avancé sur les relations avec l’UE, en rapport avec l’expérience marocaine, M. Adrianus Koetsenruijter a admis qu’ «il est vrai que le Maroc n’a pas exploité toutes les opportunités offertes par le statut avancé». Il a expliqué cette situation par le fait «de l’absence d’un plan d’action».
L’ambassadeur a émis le vœu que «les négociations en cours avec la Tunisie, la Jordanie, l’Egypte et même, le Maroc, améliorent cette situation et permettent de renforcer les relations avec ces pays qui comptent beaucoup pour l’Union Européenne».
Mourad SELLAMI


L’U.P.M., au point mort

«Le projet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) est en train de subir les conséquences de la situation au Moyen-Orient», a affirmé l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Tunisie. «Une réunion à Barcelone a été déjà reportée. Une autre à Paris pourrait être reportée, elle aussi, en raison de la tension sur la question palestinienne» a-t-il encore expliqué.
M. Adrianus Koetsenruijter a toutefois remarqué que «quelques projets ont vu le jour malgré les difficultés de collecter les fonds en raison des répercussions de la crise financière internationale». Il a également insisté sur le fait que «la question de l’UPM est prioritaire pour l’UE». «Elle est d’une importance stratégique», a-t-il conclu.


M.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com