Flash… Balles





De notre envoyé spécial à Lomé, Kamel ZAÏEM
Lahouar, porte-bonheur
M. Hédi Lahouar, le membre fédéral promu président de la délégation tunisienne à Lomé, a fêté cette promotion par une… victoire très importante. Les autres membres fédéraux ainsi que M. Ali Hafsi, le président de la FTF sont contents d’avoir déniché, enfin, un porte-bonheur pour l’équipe !
Adebayor s’éclipse !
Arrivé à Lomé le mardi, Adebayor est allé assister aux entraînements de ses camarades le lendemain, mais uniquement en simple spectateur. Jeudi, il était déjà reparti au Ghana, là où il possède quelques propriétés ainsi qu’un commerce fleurissant. A propos de son absence, certains médias relatent qu’il s’agit d’un différend entre le joueur et le… Président de la République !
Le Ghana est par là
Le lieu de résidence des Aigles de Carthage, l’hôtel Palm Beach n’est qu’à… trois kilomètres des frontières entre le Togo et le Ghana. D’ailleurs, beaucoup de Ghanéens travaillent à Lomé.
L’arbitre chez les… Tunisiens !
Les Togolais ont été très corrects et ils n’ont pas essayé de manipuler le trio arbitral soudanais. Plus surprenant encore, Khaled Abderrahman et ses assistants ont résidé à l’hôtel Ibis, là où logeaient les journalistes tunisiens et quelques autres supporters qui ont, plus d’une fois, croisé les referees du match. D’ailleurs, la prestation de l’arbitre et de ses assistants a été satisfaisante au grand bonheur des Tunisiens.
Au complet
Pour inciter le public à venir encourager les siens, le gouvernement togolais a décidé de distribuer gratuitement les billets pour le match Togo-Tunisie. Du coup, une véritable ruée vers le stade s’est produite et le match a débuté devant des gradins archi-combles puisqu’il y avait plus de trente mille spectateurs à soutenir les «Eperviers». Il faut rappeler que les prix des billets n’étaient pas à la portée de tout le monde dans un pays où le niveau de pauvreté est assez élevé.
Des volontaires
pour encourager la Tunisie
Ils se sont manifestés deux jours avant le match. Ils sont de jeunes Togolais ou des Béninois venus gagner leur pain à Lomé. Ils ont proposé leurs services pour venir encourager les Tunisiens le jour du match en contre-partie d’une poignée d’euros qu’ils devaient percevoir au coup de sifflet final.
Pas de tribune officielle
Les médias présents au stade de Kégué ont dû se débrouiller pour trouver un emplacement valable près de la tribune officielle. Finalement, les journalistes ont accompli leur mission au beau milieu de la galerie togolaise qui a été très exemplaire et coopérative, même après le match et la défaite des siens. D’ailleurs, les Tunisiens ont été parfois surpris par l’extrême gentillesse de ce peuple, pauvre mais humble et très accueillant.
La chicha, chez Ali…
Les amateurs de la chicha n’ont pas été malheureux à Lomé puisqu’ils ont trouvé un joli lieu de rencontre où ils ont pu fumer le narguilé dans une ambiance quasi arabe. C’était chez Ali, un jeune Libanais qui gère un café-restaurant non loin de la résidence des Tunisiens. D’ailleurs, c’est là où se tenaient les réunion nocturnes en compagnie d’une importante colonie libanaise. Le lieu est baptisé «Le Sultan», et il n’était qu’à deux cents mètres de l’hôtel où résidait la délégation officielle et à peine à un kilomètre du lieu où résident les journalistes.
Pessimisme
Les journaux locaux ne s’attendaient pas à un miracle des leurs. Les titres parus le jour du match n’incitaient pas à l’optimisme: «Ça passe ou ça casse», «Tunisiens et Togolais: deux grands aux pieds d’argile», «Le dernier espoir», «Va-t-on relever la tête ?»… Les Togolais sont conscients que leur équipe actuelle ne peut pas aller très loin et qu’elle doit travailler davantage pour rattraper le temps perdu avec une nouvelle et prometteuse génération.
Un peuple très sportif
On a eu à le vérifier à Lomé. Chaque jour, des centaines de citoyens sortent pour faire du jogging. Le dimanche, ils se réunissent de bonne heure près de la plage pour courir et jouer au football ou, parfois, au volley-ball.
Animation aux souks
L’arrivée des Tunisiens à Lomé a fait le bonheur des marchands des objets d’artisanat local. Ils n’hésitent pas à envahir l’hôtel ou le café-restaurant libanais pour venir proposer leur marchandise. Leur présence est souvent très bruyante, mais tout le monde y a trouvé son compte.
Le jeu des Tunisiens
«Franchement, je n’ai pas vu une belle prestation des Aigles de Carthage. Les protégés de Marchand étaient juste moyens face à des Togolais plutôt percutants. On a dû attendre le but de Jemâa suivi de celui des locaux pour voir les nôtres sortir de leur réserve. A ce propos, il faut rendre hommage à notre buteur Jemâa qui fait encore preuve d’opportunisme. C’est là sa principale qualité. Il se place bien et ne laisse pas de répit à ses cerbères. Parfois, il manque de concentration et c’est ce qui l’empêche d’améliorer son taux de réussite. Sur le plan purement tactique, j’ai vu un dispositif en 4-4-2 avec Allagui et Jemâa en première ligne mais notre flanc gauche a beaucoup souffert et c’est ce qui a fragilisé la défense surtout que l’axe central est nouveau et que Boussaidi relève d’une blessure.
Mais les principales satisfactions sont d’ordre individuel puisque Naouara nous a réellement sauvés et pour son premier match il a sorti une prestation qui mérite tous les éloges. Il faut aussi retenir ce chef-d’œuvre technique du duo Darragi-Chermiti qui nous a offert la victoire.. Le premier grâce à sa vision panoramique et sa passe lumineuse avec un timing extraordinaire, le second grâce à son appel de balle et à son efficacité».


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com