L’engagement et le mental des Sang et Or





E.S.T. : 1 - Al Ahly : 0
A défaut de beau football, le choc EST - Al Ahly n’a valu que par «la grinta» et la détermination des Sang et Or qui passent en finale de la Ligue des champions méritoirement.
Comme attendu, le bras de fer entre Tunisiens et Cairotes était intense et disputé de bout en bout. Les premiers ont vite pris l’avantage par Eneramo qui a usé du bras pour tromper le gardien Ikrami, suite à un corner de la gauche de Korbi. L’arbitre ghanéen valida le but, un peu comme l’a fait le Libyen Errai au match aller en accordant le but à l’Egyptien Fadhl pour la même faute.
Ce but précoce n’a pas manqué d’énerver les joueurs d’Al Ahly et de mettre ceux de l’Espérance dans d’excellentes conditions psychologiques et mathématiques, puisqu’une victoire par un but à zéro suffisait pour passer en finale. Un but que les Sang et Or allaient défendre farouchement jusqu’au bout. En somme, le but inscrit par Darragi au Caire a fini par faire la différence et par qualifier l’équipe en finale. Comme quoi un but marqué à l’extérieur vaut toujours son pesant d’or.
Pour revenir à la rencontre, disons-le d’emblée, l’Espérance n’a pas fourni un match plein sur le plan technique. Loin s’en faut. Il y a, encore une fois, eu beaucoup d’espaces entre les lignes, une méforme notable de certains éléments tels que Chammam, Msakni ou Hichri et très peu de percussion en attaque.
Pour compenser ces lacunes, les Sang et Or ont mis en valeur leur détermination, leur grinta et leur courage. Ils n’ont épargné aucun effort pour priver leurs vis-à-vis du ballon et du milieu du terrain (point fort des Ahlaouis).
Ainsi l’agressivité des camarades de Darragi a porté ses fruits. La force mentale a joué aussi un rôle important car il n’est pas aisé de défendre un but quatre-vingt-dix minutes durant, alors qu’on manque terriblement d’expérience. Heureusement qu’à la quatrième minute Naouara a sauvé une situation délicate devant Gueddou tout au long du match, car Khelifa et Eneramo n’ont pu trouver le chemin des filets pour les deux occasions nettes qui leur étaient offertes par Darragi (20’ et 86’).
En somme, c’est grâce à la bonne tenue physique et aux ressources mentales que le représentant tunisien est allé au bout de ses intentions face à un Al Ahly nerveux et moins percutant que d’habitude en attaque.
Les limites d’Al Ahly
Si Al Ahly n’est pas allé en finale, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. A l’aller, il a raté le coche pour se contenter d’une courte victoire par (2-1). Dimanche soir à Radès, ses joueurs, pourtant expérimentés à l’image de Jomaâ ou Aboutrika, sont tombés dans le piège de l’énervement, suite au but marqué du bras par Eneramo alors qu’il restait tout un match à jouer.
Apparemment, les Cairotes ne semblaient pas prêts pour cette empoignade de Radès mentalement, mais aussi physiquement. En infériorité numérique après l’expulsion méritée de Baraket, ils étaient incapables de porter le danger devant Naouara qui n’a pas eu grand chose à faire après la pause. Et puis, l’erreur commise par leur coach Houssem Badri, était d’aligner des éléments relevant de blessures et qui n’étaient pas au meilleur de leur forme physique comme Mouawadh ou Gueddou. Aboutrika, pour sa part, était loin de sa forme habituelle, pour ne pas dire absent. Ainsi, si l’Espérance a gagné la bataille du milieu grâce à son physique, Al Ahly a péché par une condition physique précaire. Toute la différence était là.
Et comme on le dit souvent, un match de Coupe, se gagne et ne se joue pas. L’Espérance l’a compris cette fois-ci et a eu gain de cause ; l’essentiel étant le résultat et l’histoire ne retiendra que l’issue finale. Il appartient maintenant au club sang et or de bien préparer la finale face au T.P.Mazembe qui sera aussi difficile à négocier, sinon plus que cette double confrontation avec Al Ahly.


Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com