Aïda Soltani (C.S.P.C. – Basket): «Le doublé avant une carrière pro»





Le talent n’attend point le nombre des années, dit-on. Voilà un aphorisme qui sied parfaitement à la jeune Aïda Soltani, une des plus talentueuses basketteuses de sa génération. Bien qu’elle appartienne encore à la catégorie «Espoirs», elle n’en fait pas moins partie depuis longtemps de l’équipe première de son club de toujours, Al Hilal, avant d’être prêtée récemment au CSPC qui a eu recours à ses services dans sa quête du titre national. Parallèlement, elle est devenue une des pièces maîtresses de la sélection nationale. * Si on commençait par les présentations d’usage? - Aïda Soltani, 20 ans, sociétaire d’Al Hilal Sports depuis 1994, j’ai appartenu à toutes les catégories à partir des pupilles. Il va sans dire que j’ai également remporté plusieurs titres et trophées tout au long de ma carrière, mais j’attends encore un premier sacre avec les seniors. * Si on en parlait, justement, des seniors. Le club hilalien a perdu de sa notoriété au cours de ces dernières années. A quoi est due cette régression à ton avis? - Il n’y a que les insuffisances sur le plan financier qui peuvent entraver la marche d’un club. Comme en peut le constater, dans tous les sports d’ailleurs, seules les associations aux grands budgets peuvent survivre. Al Hilal, à l’instar de bon nombre d’autres clubs, souffre énormément depuis quelques années et ne doit son existence à l’heure actuelle qu’à la bonne volonté de quelques bénévoles qui travaillent d’arrache-pied pour lui rendre son lustre d’antan, ou du moins lui permettre de survivre. * A l’orée de la présente saison, vous vous êtes retrouvées par la force des choses dans la peau de leader, comment êtes-vous parvenues à gérer cette situation? - C’est à la fin de l’exercice écoulé que les responsables ont décidé de rajeunir l’effectif et de repartir sur des bases solides, quels qu’en soient les résultats et les conséquences. Je me suis trouvée, il est vrai, investie d’une lourde responsabilité. Mais je n’étais pas la seule à supporter cette charge, mes coéquipières ont également bien souffert de la pression qui pesait sur nos épaules. Malheureusement, nous avons perdu le pari de nous qualifier pour le play-off, notre team ayant manqué terriblement d’expérience et de métier pour tenir la comparaison avec les autres concurrents. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, ou plutôt d’avoir tout donné. * Ton passage récemment au CSPC, comment le conçois-tu? - C’est un challenge autrement plus excitant pour moi, et plus motivant aussi, dans ce sens que je viens donner un coup de main à un groupe jouant pour les deux titres mis en jeu. Bien entendu, je vais donner le maximum pour être à la hauteur de la confiance placée en ma personne, d’autant que la concurrence sera rude dans un groupe où les vedettes ne manquent pas. * A propos de vedette, quelle est ton idole, ou du moins la joueuse qui t’a impressionnée le plus? - C’est incontestablement Samia Boughouri. J’étais encore jeune lorsque je l’ai vue jouer, pour l’aimer, voire l’adorer tout de suite. Quand je l’ai côtoyée par la suite, j’ai découvert, en plus de la sportive, l’amie et la confidente pour ses équipières. q Quelles sont tes ambitions à court et à long termes? r Pour le moment, j’aspire au doublé dans la mesure où nous avons toutes les chances, autant que les autres protagonistes par ailleurs, de réussir cet exploit à la fin de l’exercice en cours. Sur un autre plan, j’ambitionne, bien évidemment, une carrière professionnelle… Propos recueillis par Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com