Avoir des enfants en pleine adolescence : Les clés pour éviter les risques





La majorité des parents craignent la crise d’adolescence. Ils s’apprêtent à affronter la révolte, la rébellion, l’irritabilité de leurs enfants. Comment gérer cette crise avec le moins de dégâts possibles ?
Oui, à l’adolescence, les jeunes gens se mettent à aimer le bruit, l’anarchie, les excès, le danger, le rejet… Plus ils se surpassent, plus ils se sentent vivants. Cet âge est tant redouté par les parents qui craignent que leurs enfants autrefois obéissants et dociles ne se libèrent du joug de l’autorité parental. Pis encore, ils craignent que leurs bambins ne deviennent
totalement incontrôlables et qu’ils n’errent dans une voie sans limites et sans interdits.
Comment garder la situation en main ? C’est justement ce que nous explique Mme Nasri, psychologue.
« À l’adolescence, on assiste à une métamorphose quasi-subite. C’est un âge où tous les standards sont rejetés, un âge où l’on recherche de nouveaux repères outre ceux qui nous ont été légués par les parents, un âge où l’on veut connaître ses propres limites, où l’on désire tout explorer et tout découvrir de la vie...et si cela s’avère très constructif, il ne peut pas avoir lieu malheureusement sans qu’il y ait des dangers plus ou moins graves. C’est ce qui inquiète les parents et ils ont raison ! Mais cette inquiétude devrait pousser les géniteurs à étudier la psychologie de l’adolescence pour qu’ils puissent justement l’éviter.
Lorsque les adolescents ressentent ce besoin de s’explorer et de découvrir des notions et de nouvelles sensations, ils peuvent s’adonner à des actes et des comportements qui peuvent mettre leur vie en péril. Ils transgressent les règles, juste pour savoir ce qui se passera ensuite. Les sensations fortes recherchées par les jeunes peuvent donc les pousser à commettre des actes vraiment dangereux comme c’est le cas en consommant de la drogue, par exemple.
Les parents ne peuvent pas changer ce besoin où l’éviter. Le seul moyen pour que la crise ne déborde pas, est de faire en sorte de gérer l’opposition et la provocation d’un adolescent. Mais attention, il suffit d’un seul faux pas et l’on perd totalement le contrôle de la situation ! De fait, si un adolescent essaye une fois de se révolter en usant de la force, il faut l’arrêter immédiatement.
Il réessayera sûrement, mais ses parents doivent toujours être là, ils doivent être imposants et lui prouver qu’il n’a aucunement de l’autorité ! Si on se laisse faire une seule fois, il mettra
aussitôt et imposera son autonomie.
Toutefois, n’oublions pas que ce rebelle
a aussi besoin de notre amour, il a besoin de sécurité et a aussi besoin de nous en tant que tuteurs. Pour être des parents « repères », il faut donner le bon exemple. Si l’on veut que notre enfant adolescent demeure poli et s’exprime
avec respect, on doit agir de même ! Il faut que les discours familiaux se tiennent toujours dans le cadre du respect.
L’adolescent a tendance à copier le mode d’expression des adultes, cela lui donne l’impression de paraître bien plus grand.
S’il agit avec provocation et arrogance, il faut l’arrêter sans le sermonner pour autant à chaque fois qu’il dit un mot déplacé. On doit lui poser des limites en mettant l’accent sur les interdits. Il doit comprendre que tout n’est pas permis et qu’il doit du respect à ses parents.
Pour conclure, je dirai qu’il faut toujours et encore maintenir le dialogue. Un adolescent doit se sentir aimé, mais doit aussi comprendre qu’il y a des limites à ne jamais transgresser. Il doit se sentir en sécurité sans se croire qu’il est libre. Ses parents doivent aussi être toujours là pour lui, mais sans trop s’immiscer dans ses affaires parce qu’il a tout de même besoin d’une marge de liberté. Mais il doit comprendre que cette liberté se mérite et qu’il doit faire ses preuves en démontrant qu’il a réellement grandi s’il veut qu’on le traite comme un être mâture »


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com