E.S.T. : Garder confiance





L’EST a-t-elle été victime à Lubumbashi d’une mauvaise lecture des circonstances du match, outre la partialité du trio arbitral ? Nous sommes bien tentés de le croire à voir de plus près les choix technico-tactiques erronés.
 
 Il y a eu d’abord ces nerfs à fleur de peau dès les premiers «travers» de l’arbitre somme toutes prévisibles et prévus par Benzarti et son équipe. Au lieu de se concentrer sur les débats, les joueurs manquant terriblement d’expé­rience et de vécu dans les grands ren­dez-vous, ont perdu leur self-control et leurs repères pour laisser le champ libre à l’arbitre et à l’adversaire.
Après la première période cauche­mardesque, il fallait chercher plutôt à limiter les dégâts pour garder encore des chances de remporter le trophée. Or, on a vu une défense dépassée qui prenait eau de partout pour encaisser trois autres buts. De la sorte, l’Espérance est tombée dans le piège tendu par le trio arbitral et a fait le jeu de T.P. Mazembé qui ne demandait pas tant. Un zéro-deux ou un un-trois aurait été plus gérable au retour mais avec un passif de cinq buts, on devrait espérer un miracle pour voir la tendance reversée face à des Congo­lais redoutables en attaque.
Il appartient maintenant aux Sang et Or de panser leurs blessures morales et d’essayer de se remettre au travail car ils doivent tous savoir qu’avec une meilleure concentration, moins de ner­vosité et de meilleurs choix tactiques, la note aurait été moins lourde et que le public venu les accueillir lundi tôt dans la matinée à l’aéroport Tunis-Carthage garde encore confiance en eux.
Des raclées pareilles arrivent en foot­ball. Il suffit d’en tirer les leçons et de repartir vers d’autres conquêtes. Samedi, l’EST rencontre le ST en match de rat­trapage de la L1 et va bénéficier du soutien de ses nombreux fans. Une bonne prestation réinstallera une certaine confiance avant le match retour du 13 novembre face au T.P. Mazembé où il faudra chercher à sauver la face et prestige. L’équipe actuelle est jeune et perfectible.
Si la Ligue des champions ne débarque pas cette fois-ci à Bab Souika, l’Espé­rance qui prendra part à la prochaine édition de la même épreuve, aura une nouvelle occasion pour la conquérir. Le football est ainsi fait, de joies, de triomphes et de déceptions. L’essentiel est de continuer toujours à aller de l’avant et de se remettre toujours en question car rien n’est jamais acquis définitive­ment. Et seuls ceux qui luttent sont ex­posés à des accidents de parcours.


Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com