L’arbitrage africain: Du firmament au bas-fond !





Triste marche en arrière de l’arbitrage africain, souvent controversé et toujours contesté. L’arbitrage africain se caractérise par sa partialité ; c’est souvent un arbitrage maison, façonné sur mesure pour l’équipe locale et ce ne sont pas les exemples qui manquent dont le dernier et certainement pas l’ultime a eu lieu dimanche à Lubumbashi.
D’ailleurs, l’histoire de l’arbitrage Africain a toujours été émaillée et marquée par les irrégularités de son arbitrage ; depuis les années 70 ce fléau des irrégularités a été constaté ce qui avait obligé aussi bien la F.I.F.A. que la C.A.F. à recourir à des suspensions dites exemplaires sans pour autant parvenir à mettre fin aux nombreux écarts ayant marqué les différentes compétitions continentales.
Comme par enchantement, la Tunisie a souvent fait les frais des frasques des directeurs de jeu africains et ce depuis l’année 1978 lorsque notre équipe nationale alors qualifiée au mondial Argentin a été obligé de quitter le terrain du jeu lors de son match pour l’octroi de la troisième place pour le compte de la coupe d’Afrique des nations ; cette décision avait été prise suite aux innombrables irrégularités de l’arbitre qui a fortement lésé la Tunisie.
Les irrégularités de l’arbitrage africain ne datent pas d’hier, pourtant ce même arbitrage Africain avait atteint les firmaments lorsque la F.I.F.A. avait désigné le Marocain Saïd Belkoula (que Dieu ait son âme) pour diriger la finale du mondial 1998 entre la France et le Brésil. A priori, cette très haute consécration devait permettre à l’arbitrage Africain d’amorcer un nouveau départ qui serait salutaire celui-là ; or c’est à une triste marche en arrière à laquelle nous assistons ce qui fait perdre à l’arbitrage Africain et par ricochet à l’instance continentale qui gère le football, entendu la C.A.F. toute sa crédibilité aux yeux de tout le monde du ballon rond. Résultat irréductible, l’arbitrage africain, après avoir atteint le firmament, se trouve désormais au bas-fond de la hiérarchie mondiale ; triste constat pour notre continent qui vient d’organiser le premier mondial de son histoire.
Pour tenter d’élucider ce problème de l’arbitrage africain nous avons eu recours à certains éminents connaisseurs comme Hichem Guirat et Habib Nani ont été unanimes pour dire que l’arbitrage africain va mal.


Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com