Jibril Rajoub (Secrétaire général adjoint du Fath ) : « Nous ne saurons oublier l’hospitalité tunisienne »





M. Jibril Rajoub est Secrétaire général adjoint du Fath et président du Comité olympique palestinien. Il préside la délégation palestinienne au 22e Symposium du RCD. Interview:
Bienvenue en Tunisie !
Merci, quoi que ce soit le genre de visites au sein d’une même famille. Nous sommes venus partager avec nos frères tunisiens leurs fêtes à l’occasion du 23e anniversaire du Changement du 7 novembre 1987 et participer au 22e symposium consacré à la jeunesse. C’est toujours un plaisir de se retrouver en Tunisie, cette terre hospitalière qui nous a toujours accueillis à bras ouverts. Nous ne saurons oublier l’hospitalité tunisienne. Nous revenons toujours pour nous enquérir de l’état de notre famille en Tunisie et discuter des sujets d’intérêt commun. Nous sommes convaincus que tout le monde en Tunisie est acquis à la cause palestinienne, gouvernement, partis politiques et masses populaires.
Au fait, puisque vos propos y mènent, où en est la cause palestinienne ?
Ce serait un délire que de dire qu’elle se porte bien. Les Palestiniens ne seraient à l’aise que s’ils édifient leur Etat indépendant dans des frontières sûres et durables. Mais, l’entité sioniste continue à ignorer les droits légitimes du peuple palestinien à établir cet Etat malgré les décisions de l’Organisation des Nations Unies, celles du Conseil de sécurité et les multiples feuilles de route des grandes puissances. Le processus d’Oslo n’a pas encore abouti plus de 15 ans après son déclenchement. C’est désolant que la communauté internationale nous ignore ainsi et laisse la machine de guerre sioniste offenser impunément notre peuple.
Oui, mais il y a aussi les divisions palestiniennes. Et le processus de réconciliation inter-palestinienne ?
C’est vrai que l’ennemi sioniste essaie d’exploiter nos divisions pour semer la zizanie au sein de notre peuple et de nos institutions légales. C’est vrai aussi que cette division nous affaiblit. Il y a aussi les problèmes régionaux et confessionnels que nous avions longtemps évités. Nous étions parvenus à rallier tout le monde à notre cause de libération nationale, toutes confessions confondues. La révolution palestinienne était le synonyme de la lutte unifiée pour la libération nationale et sociale. Toutes les catégories sociales et tous les Arabes se sentent concernés par cette cause.
Oui, mais loin des slogans, quelle est la voie du salut ?
Il n’y a pas de solution en dehors de la réconciliation nationale autour des fondements de la révolution palestinienne. La Palestine est unie et ne peut que le rester. La voie de salut passe par la réconciliation qui respecte d’abord les droits de notre peuple à une vie honnête comme tous les peuples de la région. Nous ne saurons accepter la situation de ghetto à Gaza et ce blocus inhumain. Notre union et notre réconciliation nationale sauront briser tous les verrous et rendre à notre peuple sa patrie. Espérons que le processus de réconciliation en cours aboutira!


Interview conduite par
Mourad SELLAMI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com