Visite technique : Plaques d’immatriculation : normes appliquées





Votre voiture est en excellent état. Il n’empêche qu’au moment de la visite technique annuelle, vous risquez de revenir une autre fois. Après avoir tout simplement changé les plaques d’immatriculation.
Si vous avez une voiture âgée de plus de trois ans, vous êtes appelé à vous rendre, au terme de chaque année, à l’Agence technique des transports terrestres, seule apte à délivrer le certificat de validité technique qui vous permet de circuler.
Pour la sécurité routière et celle des individus, les services concernés sont strictement exigeants. Cela, tout le monde le sait.
Avant de se rendre à l’une des agences techniques, il faut tout vérifier. Sinon, impossible de cheviller la plaque minéralogique sur le pare-choc de la voiture.
«Il m’a fallu faire mille et un détours avant d’arriver à ce centre. A cause des intempéries d’hier soir, les flaques d’eau sont partout et la zone est, comme toujours, impraticable. Je ne sais pas pourquoi il y a autant de gens. Pourtant, on a multiplié les agences pour éviter les interminables files d’attente. D’ailleurs l’an dernier et celui d’avant, c’était vite fait, comme une lettre à la poste. La visite technique ne prenait pas plus d’une demi-heure tout au plus. Mais aujourd’hui, il y a quelque chose qui cloche…», raconte une quinquagénaire qui a garé sa voiture à l’entrée de l’agence.
Derrière elle, la file s’allonge. Tous ont fini par arrêter le moteur de leur voiture.
La carte grise,  à chaque tournant
Puis, tout le monde démarre. Mollo, mollo, jusqu’à la porte colossale. A l’accueil, un employé demande la carte grise. Il vérifie si ça correspond ou non à l’immatriculation. Il oriente. «Serrez à gauche, au couloir numéro deux ! Revenez après pour vous inscrire», lance-t-il à une jeune femme. «Non vous, c’est au cinquième, par-là, au dernier…», dit le monsieur au petit caractère trempé.
Suivons les pas d’une autre dame qui a repris la carte grise et s’est exécutée aux «ordres». Dans un bureau, elle fait la queue. Du guichet, on lui demande (encore !) la carte grise. Puis la somme de dix-neuf dinars 800 cents millimes. Retour à la voiture, devenue la première du peloton. Elle redémarre et suit le fonctionnaire de la maison qui réclame, lui aussi, la carte grise avant de manipuler l’appareil de contrôle. «Mettez les phares, le clignotant… droite… gauche…», s’adresse-t-il à la femme avant de la prier d’abandonner la voiture et d’attendre de l’autre côté.
Il se met au volant, passe au crible à l’aide d’un petit appareil la voiture. Puis la conduit jusqu’en face et tend le rapport de la visite à la dame qui s’est aussitôt rendue à un autre bureau. Ici, il y a du monde. Elle attend son tour. Puis elle tend la carte grise et le rapport de la visite. Le préposé au guichet, derrière son logiciel, enregistre l’état des lieux et dicte le verdict.
Sur le rapport : des défauts à réparer immédiatement. De quoi s’agit-il ? Changer les plaques d’immatriculation qui ne répondent plus aux normes. Elle a la possibilité de circuler pendant quinze jours et si le conducteur revient dans les 48 heures qui suivent, il ne payera pas.
Très vite, un jeune a filé à la dame la bonne adresse, un labyrinthe ! «De la rue des Métaux, continuez à droite. Ensuite à gauche, après le rond-point, une ruelle qui conduit à une autre… Là, vous allez trouver une lignée de garages».
Pour ne pas échapper au radar
Ici, une chenille de voitures, des mécaniciens s’affairent. Ils contrôlent feux, freins, parallélisme… En face, il y a du monde et du pain sur la planche. Un jeune demande à la dame de choisir entre le blanc et le chromé. Il a fallu une petite dizaine de minutes pour que les nouvelles plaques soient prêtes avec les bonnes mesures. «Je crois que c’est 45/10 et 52/11…», lance un gérant d’une entreprise de location de voitures qui attend son tour. Et d’ajouter : «Pour les particuliers, la visite se fait une fois par an. Mais pour nous, comme les taxis et les louages…, c’est deux fois par an. La dernière fois, on ne m’a rien dit sur les plaques. Je crois que ça a un lien avec le radar qui n’arrive pas à capter le numéro au complet…».
Retour au centre et à la case départ : l’attente à l’entrée, le monsieur à l’accueil, le bureau de l’inscription, le «hangar» du contrôle, fermeture du contact, redémarrage et rebelote…, attendre avant de céder le volant à un autre agent qui, lui aussi réclame la carte grise et le rapport délivré par ses collègues. Ouf ! Bientôt la délivrance. Au dernier bureau, On s’occupe des clients. Cas par cas. On fait l’appel… «La loi remonte à 2000, mais aujourd’hui, on n’a plus le droit de fermer les yeux. Nous appliquons la loi…», explique un fonctionnaire.
Heureux, enfin ! On dévisse l’ancienne plaque minéralogique du pare-choc pour replacer la nouvelle. Il est presque midi. A l’entrée comme à la sortie du centre de visite technique, il y a de plus en plus de voitures et autant de personnes qui à leur tour, ne tarderont pas à apprendre la nouvelle.


Zohra ABID KEFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com