Seule la concrétisation a fait défaut





C.A. : 0 - W.A.C. : 0
Malgré une domination écrasante, le CA n’est pas parvenu à prendre en défaut l’arrière-garde du WAC au sein de laquelle le gardien Lemyaghri était en état de grâce.
«Le comptoir d’un café est le parlement du peuple» avait dit un jour Honoré de Balzac. Ils étaient plus de 30.000 spectateurs à avoir fait le déplacement pour assister à cette soirée maghrébine qu’animaient le Club Africain et le Widad de Casablanca. Le public clubiste est revenu en force et il a eu raison car son équipe vaut désormais le détour.
Pour ce qui est du match, il s’est terminé sur une parité vierge qui laisse libre cours à toutes les supputations pour la rencontre retour. Le Club Africain n’a pas gagné mais le Widad de Casablanca n’est pas pour autant qualifié.
Au vu des faits de match, tous les scénarios sont possibles. En effet, l’équipe de Bab Jédid n’a pas encore dit son dernier mot. Certes, elle a eu les moyens de se mettre à l’abri, mais la physionomie du match ne l’y aida point. A Casablanca, la tournure des débats sera certainement différente.
Mercredi, nous étions curieux de voir le visage qu’allait présenter les protégés de Mrad Mahjoub, notamment après la victoire contre l’Etoile du Sahel. Etait-ce un feu de paille ?
Mahjoub satisfait
La vérité du terrain est plus importante que tous les facteurs exogènes entourant un groupe. Le rendement des joueurs sur le terrain des joueurs, la satisfaction de leur staff technique et dirigeant, mais surtout celle du public ne peuvent qu’avoir un impact positif sur une équipe.
A El Menzah, le CA a pris les rênes du match d’entrée de jeu pour asseoir une domination territoriale incontestable. Cela dénotait les intentions et les velléités offensives des Clubistes. D’ailleurs, les occasions de but se présentèrent dès les premières minutes. Puis, au fur et à mesure que le match avançait, l’étau Rouge et blanc se serrait au point d’asphyxier le Widad.
Comme prévu, Mrad Mahjoub aligna le même onze rentrant que face à l’Etoile avec Nefzi dans les buts, El Ifa et Akremi sur les côtés de la défense, Souissi et Khechache dans l’axe. Au milieu de terrain, le trio composé d’Alexis, Aouadhi et Ben Yahia fut reconduit, tout comme le trio de l’attaque avec Mouihbi, Akrout et Dhaouadi.
Cette équipe créa une nouvelle fois un volume de jeu impressionnant et tous les joueurs se dépensèrent sans compter, même si personnellement je décernerai une mention spéciale à Alexis Mendomo qui fit preuve d’une solidité et d’une ubiquité à toute épreuve.
Privés de ballons et donc d’oxygène, tourneboulés par la pression des Clubistes, les Widadis ne trouvèrent mieux que l’anti-jeu pour retrouver leur souffle. En seconde période, certains joueurs marocains suffoquaient.
En dépit de cette domination écrasante, le CA passait à côté de l’essentiel, à savoir marquer des buts. Et ce ne sont pas les occasions qui manquèrent.
Tour à tour, les Akrout, Dhaouadi, Mouihbi, Ben Yahia, Aouadhi, El Ifa, Akremi, puis Messaadi, Melliti et Malajila eurent des occasions pour ouvrir le score. En vain, elles furent toutes vendangées !
Ce soir là, les dieux du stade tournèrent le dos au CA. La chance et la réussite n’étaient pas au rendez-vous. Malgré cette parité frustrante, le coach clubiste s’est dit « satisfait». Il déclarait dans cet ordre d’idées : «Après le match, j’ai tenu à féliciter mes joueurs pour le rendement qu’ils ont affiché. Ils se sont bien battus et ils sont allés puiser au fin fond de leurs ressources pour forcer la décision. Mais, que voulez-vous, il y a des jours où c’est comme çà».
Et d’ajouter à propos de la tournure des débats : «Et puis, il faut également noter que l’arbitre a été laxiste face aux marocains qui ont abusé de la perte de temps pour casser le rythme du match, sans compter l’agressivité parfois excessive de certains joueurs du Widad. Il faut voir la nuque de Wissem Ben Yahia pour mieux saisir la teneur de mes propos».
Enfin pour ce qui est de la qualification, le coach clubiste termine : «Nos chances d’accéder à la finale sont intactes. Il y a des qualités indéniables dans ce groupe et il n’y a aucune raison que l’on s’arrête en si bon chemin».
Il est clair que le papillon est en train de sortir de sa chrysalide. D’ailleurs, Mrad Mahjoub estime que l’équipe a encore de la marge devant elle, surtout lorsque tous les joueurs auront atteint la plénitude de leurs moyens.
En conclusion, staff technique et dirigeant, public, mais également joueurs se sentent brimés de ne pas avoir concrétisé au tableau d’affichage cette domination. Il s’agira du coup d’aller chercher la qualification au Maroc.


A.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com