Libéralisation du dinar : Un miroir de notre économie





Encore quelques années et nous y sommes ! Appelée inlassablement par les souhaits des uns, regardée avec quelque suspicion par les autres, la libéralisation du dinar vient d’être annoncée par le Chef de l’Etat, avec la prudence d’usage. Il a ainsi ordonné la mise au point d’un programme exécutif pour la convertibilité totale du dinar en deux étapes. Le Chef de l’Etat a également ordonné la refonte radicale du Code de change de manière à l’adapter à la convertibilité totale du dinar.
Derrière la monnaie, l’économie
Pour expliquer la décision de cette dernière ligne droite avant la convertibilité totale, il faut comprendre que ce choix se fait alors que les yeux sont rivés sur la situation globale de l’économie tunisienne. Car, derrière ces ambitions pour notre monnaie, il y a nos efforts de développement qui se poursuivent sans relâche pour approfondir les réformes et affiner les stratégies visant à développer la structure de l’économie, à en impulser l’activité, à en accroître la compétitivité et à en assurer l’insertion dans l’économie mondiale.
«Nous sommes parvenus à réaliser des performances qui attestent d’un regain de vitalité de l’économie nationale à la suite de la crise financière et économique mondiale», a souligné le Président Ben Ali le 7 novembre 2010, comme pour expliquer le caractère irréversible du choix de la Tunisie. L’ambition de la convertibilité totale ne peut être que le miroir qui renvoie l’image de l’intégralité de notre économie. Cette image, c’est la modernisation de la structure de l’économie nationale qui s’est poursuivie à travers l’accroissement à 48% de la part du secteur des services dans le PIB. Celle des activités à contenu cognitif élevé s’est renforcée pour atteindre 26% du PIB, outre l’élévation à 16,6% du taux moyen d’encadrement dans les entreprises économiques. Quand on parle du dinar, on parle aussi implicitement des fondamentaux de notre économie ; là où il a été possible de maîtriser les équilibres globaux en dépit des tensions inhérentes à la conjoncture économique mondiale, le déficit budgétaire ayant été contenu dans les limites de 2,6% du PIB et l’encours de la dette publique ayant été réduit de trois points, sans compter la poursuite de la réduction du taux d’endettement extérieur.


Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com