Marché aux moutons : Trente-trois « gachars » expulsés





Pour garantir la transparence des transactions et modérer les prix des moutons de l’Aïd, les structures du commerce en coordination avec les services de l’ordre ont interdit à 33 intermédiaires d’intervenir dans le commerce d’ovins.
Principaux responsables -selon les responsables du Commerce- de la hausse injustifiée du prix des moutons constatée ces derniers jours, les intermédiaires continuent à jouer les trouble-fêtes en cette période d’avant l’Aïd El Idha 2010. Pas moins de 96 intermédiaires, populairement connus sous le nom « gachars », ont déjà été identifiés sur tout le territoire et figurent aujourd’hui sur une liste noire établie par les autorités du commerce. M. Fathi Fadhli, directeur des enquêtes économiques au ministère du Commerce et de l’artisanat, affirme que les structures compétentes relevant du commerce ont coordonné avec les services de l’ordre pour empêcher ces personnes d’intervenir dans les circuits de vente d’ovins à l’occasion de l’Aïd. «Jusqu’à aujourd’hui, nous avons pris 33 intermédiaire en flagrant délit de vente illicite de moutons dans les espaces réservés à la vente d’ovins en prévision de l’Aïd El Idha », a précisé le responsable, hier, au cours d’un point de presse organisé dans les locaux de la Société Ellouhoum à El Ouardia. « Leur pratique consiste à intervenir dans les marchés aux bestiaux où ils procèdent à l’acquisition d’un certain nombre de moutons pour les revendre à des prix plus élevés, ce qui provoque la hausse des prix et finit par déséquilibrer le marché», a-t-il expliqué.
La conférence a porté par ailleurs sur la tendance de l’offre dans les différents espaces réservés à la commercialisation des moutons qui couvrent l’ensemble des régions. A ce propos, le directeur des enquêtes économiques a noté que les services du commerce ont sollicité les autorités locales dans tous les gouvernorats pour aménager des espaces de vente organisés. Aujourd’hui, il y a 22 espaces de vente organisée, répartis dans toutes les régions.
Concernant la tendance du marché durant des derniers jours, M. Fadhli souligne qu’après une première période durant laquelle les consommateurs ont affiché une certaine réticence à l’égard des prix qui étaient plus ou moins élevés, la tendance s’est manifestement améliorée depuis samedi. «Nous avons constaté une progression des ventes, ce qui a permis de ramener les prix à des niveaux plus raisonnables », note-t-il.
Mme Lamia Abroug, responsable à l’Observatoire national de l’approvisionnement et des prix au ministère du Commerce et de l’artisanat a indiqué par ailleurs que conformément à ses attributions l’observatoire a procédé au suivi des prix et de l’évolution de l’offre ovine sur tout le territoire. « Nous avons pu constater que l’offre s’améliore au fur et à mesure que nous nous approchons du jour de l’Aïd. Aussi, ajoute-t-elle, nous avons remarqué que 70 % des ventes concernent des moutons pesant entre 40 et 50 kg et dont les prix oscillent entre 250 et 360 dinars ». D’une manière générale, et toujours selon les observations de l’Observatoire du Commerce, la fourchette des prix les plus pratiqués par les vendeurs évolue de 180 à 360 dinars pour les animaux dont le poids est inférieur ou égal à 50 kg et peut aller au-delà de 600 dinars pour les ovins de plus de 60 kg.


Hassan GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com