L’E.N. battue en aller et retour par le Botswana : Et si c’était très … logique





Perdre un match en éliminatoires de la CAN n’a rien d’alarmant, mais le fait de s’incliner, à l'aller et au retour, face au Botswana suscite pour de bon une grosse crainte pour notre football.
Nous ne voulons certainement pas dramatiser, ni sousestimer le Botswana qui nous a fait le même coup il y a trois ans aux éliminatoires des J.O. 2008 de Pékin, mais en football il y a toujours une certaine logique et dire que les autres progressent à pas de géant ne justifie point notre dégringolade. Les éliminatoires de la CAN 2012 nous a fait voir de toute les couleurs : une défaite à Tunis face au Botswana, un nul très curieux à domicile devant le Malawi et une nouvelle déroute à Gaborone. C’est trop pour un soi-disant grand du football africain qui se vante de son passé et de ses quatre participations au Mondial, au point d’oublier la réalité d’aujourd’hui puisqu’on s’est qualifié à la CAN 2010 en tant que meilleur deuxième, et tout le bonheur qu’on puisse vivre cette fois-ci, c’est de passer à la CAN 2012 dans les mêmes conditions, mais même ce repêchage n’est pas encore garanti.
Mauvaise gestion
Pour revenir au match de Gaborone, nous admettons que l’artillerie était fortement handicapée par l’absence de Jomaâ, Allagui, Chermiti et Ben Saâda, tous blessés. Ces forfaits ont beaucoup influé sur le rendement offensif de l’équipe et ceux qui ont été alignés, ont montré leurs limites malgré toute leur bonne volonté.
Dhaouadi, Akaïchi, Darragi et Khlifa n’ont pas pesé lourd face à un adversaire pourtant peu coriace et le déficit offensif a lourdement pénalisé l’équipe.
Toutefois, ça ne justifie pas la mauvaise prestation collective des Aigles de Carthage. Ça ne pouvait pas bien marcher en attaque, mais on pouvait au moins rentrer avec un nul blanc, bon pour le moral et le classement. Là, aussi, ça a calé et la défense n’a pu sortir indemne d’un match quelconque et devant un adversaire qui n’avait rien d’un foudre de guerre.
Cette incapacité à bien gérer un match dans de telles conditions a de quoi inquiéter. Lorsqu’on s’entête à un Korbi, déjà dépassé par les événements depuis la finale retour de la Ligue des champions ou un Jmel handicapé par une sérieuse blessure, ça veut dire qu’on a osé jouer avec le feu pour «se brûler» en fin de compte. La responsabilité, dans toute défaite, est collective, mais c’est le staff technique qui est passé cette fois-ci à côté du sujet. Il est vrai que la préparation a été bâclée pour des raisons extra-sportives, mais ça ne peut servir d’excuse pour sortir une prestation aussi terne. Après cette défaite, on sait désormais que nous allons juste devenir batailler pour la seconde place. Dans la tête, nous devons admettre que nous valons bien le classement que nous occupons et que nous sommes appelés à travailler davantage pour pouvoir rivaliser avec le Botswana et la Malawi.
Notre salut passe par cette remise en question, mais saurait-on l’accepter ?!


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com