Le fait : Les aboutissants d’une défaite





Force nous est de reconnaître que l’E.N. a perdu son aura d’antan. En 2005, sur ce même terrain et face au même adversaire, la sélection est sortie victorieuse de la confrontation (3-1) pour le compte des éliminatoires combinées de la CAN et de la Coupe du monde 2006. Cinq ans plus tard, le Botswana est venu à bout de notre équipe à l’aller et au retour sur le même score (1-0) et celle-ci se retrouve de ce fait, à six points du leader du groupe jugé le plus faible du tournoi des éliminatoires de la CAN 2011.
Une défaite qui démontre, si besoin est, la faiblesse de ce groupe, qui évolue sur le terrain sans âme, et de tous ceux qui l’entourent.
Le rageant, dans toute cette tragi-comédie est que les responsables de cette équipe ne sont pas conscients de ses limites et qu’ils jubilent, pour ne pas dire plus, lorsqu’ils battent le Tchad ou le Malawi. C’est tout dire …
Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigéria, l’Egypte … pendant ce temps, sont en train de devenir inaccessibles pour une équipe qui bute sur des adversaires de «seconde», voire de «troisième» zone. Mais le plus désolant dans toute cette affaire et qu’on a tendance à oublier, c’est le fossé qui se creuse de plus en plus profondément entre cette équipe et ses amoureux qui ressentaient hier la moindre contre-performance comme une grande perte et dont le sentiment, aujourd’hui, frôle l’indifférence pour ne pas dire autre
chose …
Dommage, car les talents ne manquent pas dans nos
contrées … les bons techniciens, non plus!


Moncef SEDDIK




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com