Billet: Des villes sans ciné, des villes sans vie





Nous parlons très souvent de la programmation cinématographique dans les salles obscures de la capitale. Il y a toujours des remarques à faire concernant le programme proposé, la qualité des projections, l’accueil… Cela n’empêche qu’il y a toujours des exceptions, des programmateurs qui essaient de contribuer à la dynamisation de la scène cinématographique à leur façon, d’apporter un plus. Mais ce ne sont que des débats «tunisois», intimement liés à ces quelques salles éparpillées ici et là, au centre-ville, à la Marsa et à El Manar. Car au-delà de ce triangle cinématographique, parler de cinéma ne peut être que de l’anticipation ou de la pure fiction. Loin de la capitale, il n’y a pas de cinéma. Il n’y a que des métropoles, des bâtisses sans âme, des murs fades… et des salons de thé qui ne se vident jamais. Le cinéma ? personne ne s’intéresse. On pense à tout sauf au renfort et à la maintenance de l’infrastructure culturelle. Avez-vous entendu d’une avant-première sur l’écran de l’une des dernières salles de Sousse, Bizerte ou Sfax ? Jamais. Pourquoi les programmateurs de ces salles ont baissé les bras et n’ont pas tenté d’attirer les milliers de jeunes entre étudiants, élèves et fonctionnaires par une programmation intelligente ? Pourquoi se sont-ils contentés de répéter des vieux films et n’ont pas tenté de briser les clichés par des nouveautés ?
Alors que nous célébrons l’Année nationale du cinéma, avez-vous entendu parler d’une nouvelle salle obscure qui a ouvert ses portes durant cette année à Médenine, Gafsa, Kairouan, le Kef, Monastir, Mahdia ou dans une autre ville tunisienne ? La réponse est sans aucun doute négative. C’est toujours la même rengaine, c’est toujours la même chanson !

Imen A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com