Carnet culturel





Cinéma
Quoi ? « Hors la loi » de Rachid Bouchareb. Où ? Sur les écrans de « CinémAfricArt », « Hannibal » et « Alhambra » à Tunis et «Le Palace » à Sousse. Quand ? A partir du 24 novembre.
Projeté spécialement lors des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) 2010, en présence de son réalisateur, «Hors la loi» sera de nouveau sur les écrans des salles de cinéma tunisiennes, au grand bonheur des cinéphiles. Réunissant une pléiade de talentueux comédiens maghrébins installés en France, le film ouvre le débat sur le vécu des Algériens sous la colonisation française. Histoire qui a suscité une grande polémique artistique, juridique et politique. Le film de Bouchareb s’ouvrira sur les massacres de Sétif, racontant la grande histoire de l’Algérie par la petite, celle de trois frères chassés de leur terre… Trois frères qui s’attachent à défendre la liberté, chacun à sa façon. Alors, Saïd tente de convaincre sa mère de quitter le pays pour la France pour pouvoir voir ses deux fils : Messaoud engagé par l’armée française dans la guerre d’Indochine et Abdelkader, prisonnier en France pour son engagement dans la défense de la cause de son pays. Quant à lui, en débarquant à Paris, il a tenté de faire fortune dans les bouges et les clubs de boxe sans pour autant oublier son engagement vers son pays.
L’histoire de cette famille et d’une nation en lutte pour sa liberté est à découvrir à partir du 24 novembre sur les écrans de «CinémAfricArt», «Hannibal» et «Alhambra» à Tunis et «Le Palace» à Sousse.
Quoi ? «Les barons» de Nébil Ben Yadir. Où ? A la salle «Le Colisée»- Avenue Habib Bourguiba (Tunis). Quand ? Ce soir à 20h30.
«Les barons» de Nébil Ben Yadir remplacera «Le voyage extraordinaire de Samy», film en 3D, qui a été au programme de la soirée d’ouverture des Journées du cinéma européen. C’est l’histoire de quatre amis qui passent la journée à flâner dans les rues et les ruelles du Molenbeek, quartier populaire à l’ouest de Bruxelles. Pour bien meubler leurs journées, des petites combines suffiront à ces «barons» qui, malgré le chômage, essaient de voir le bon côté de la vie. Vous demandez qu’est ce qu’un baron ? Voilà une première définition présentée par l’un des héros du film : « Pour être un baron, dans la vie, il faut être le moins actif possible. Le baron le plus ambitieux, c’est moi Hassan. Mon rêve c’est de faire rire. Mais «blagueur», pour mon père, ce n’est pas un métier. Le deuxième problème c’est Malika, la star du quartier dont je suis amoureux depuis des années. Et Malika, c’est la sœur de mon pote Mounir. Lui, il voudrait qu’on reste des barons, à vie. Ce qui ne colle pas avec mon but. Parce que pour réussir, il faut quitter le quartier, mais on ne quitte pas le quartier, on s’en évade. »
«Les barons» de Nébil Ben Yadir, ce soir à 20h30, sur l’écran de la salle « Le Colisée », 45 avenue Habib Bourguiba. Tél. : 71.331.875.
Théâtre
Quoi ? « Les rêves d’un immigré clandestin » de Raouf Ben Yaghlane. Où ? Au Théâtre de la Ville de Tunis. Quand ? Le 24 novembre à 20h00.
«Les rêves d’un immigré clandestin» (Hareq yetmanna) est l’intitulé de la dernière création de Raouf Ben Yaghlane ; une pièce bien ancrée dans l’actualité peignant avec les mots, les maux de la société tunisienne.
Né d’un projet européen de sensibilisation contre l’émigration clandestine, la pièce - du genre comédie sociale- présente nombreux récits véridiques d’exil que l’artiste a tiré de nombreux «Haraqas» (immigrés clandestins) parqués dans des camps en Italie.
Dans «Hareq Yetmanna», on quitte le pays non pour fuir la misère mais parce que tout va bien, tout est presque parfait… L’histoire commence par le banquier qui harcèle la clientèle pour leur donner un prêt avec toutes les facilités possibles jusqu’à votre chef hiérarchique qui cherche à tout prix à faire le bonheur de ses employés. Mais est-ce vrai ?
Rendez-vous avec Raouf Ben Yaghlane et ses « Rêves d’un immigré clandestin », le 24 novembre à 20h00, au Théâtre de la ville de Tunis : 2, rue de Grèce- Tunis.
Tél. : 71. 259. 499.
Quoi ? « Mister Mim » de Taoufik El Ayeb. Où ? A la maison de la culture Ibn Rachiq- Tunis. Quand ? Ce soir, à partir de 19h00.
Ceux qui n’ont pas encore découvert «Mister Mim» de Taoufik El Ayeb n’ont qu’à réserver leurs places à la maison de la culture Ibn Rachiq. Programmé dans le cadre de la manifestation «Les journées de one man show», la pièce relate l’histoire d’un citoyen tunisien bien éduqué qui, en attendant un bus qui tarde à venir, se plonge dans une longue réflexion sur son vécu et sur les tracas de la vie quotidienne. Il commence par le transport en commun, un mal nécessaire, pour finir avec les fameuses toilettes publiques.
«Mister Mim» de Taoufik El Ayeb, un one man show, à voir ce soir, à partir de 19h00, à la maison de la culture Ibn Rachiq, 20, avenue de Paris. Tél. : 71.338.952.
Quoi ? Concert de la Rachidia. Où ? Au Théâtre de la Ville de Tunis. Quand ? Le 26 novembre à 20h00.
Les passionnés des «mouachahatt» et du «Malouf» devront être au rendez-vous. Dirigée par l’artiste Zied Gharsa, la Rachidia offrira aux mélomanes, lors de cette soirée, un bouquet des anciennes compositions et chants qui ont fait le renom de la Rachidia. D’autres nouvelles sont à l’affiche de cette ancienne formation musicale tunisienne… Une soirée qui annoncera les couleurs de cette institution présidée pour la première fois par une femme !
La Rachidia, le 26 novembre à 20h00, au Théâtre de la Ville de Tunis, 2, rue de Grèce- Tunis. Tél. : 71. 259. 499.
Quoi ? Orchestre symphonique tunisien. Où ? Au Théâtre de la Ville de Tunis. Quand ? Le 25 novembre à 19h30.
Une soirée spéciale est à l’affiche de l’Orchestre symphonique tunisien, sous la direction de Sem Slimane, elle offrira aux mélomanes une belle soirée. Deux œuvres du compositeur tunisien Jalloul Ayed, banquier de son état, mais aussi mélomane averti et compositeur de talent installé au Maroc, et dont le public a découvert la créativité à travers plusieurs rendez-vous symphoniques à Carthage, au Théâtre de la ville de Tunis et à El Jem. «Hannibal Barca», symphonie signée par Ayed et présentée au festival international de Carthage, a permis au grand public de découvrir et d’apprécier le talent de ce musicien tunisien.
Pour la soirée du 25 novembre, l’Orchestre symphonique tunisien présentera, en hommage à Jalloul Ayed, le « Concerto des jasmins » pour violon et orchestre, interprété par Yasmine Azaïez et « Touches de vie » pour piano et orchestre qui sera interprété par Todor Petrov.
L’Orchestre symphonique tunisien, le 25 novembre à 19h30, au Théâtre de la Ville de Tunis, 2, rue de Grèce- Tunis. Tél. : 71. 259. 499.
Rencontres- débats
Quoi ? Présentation de l’ouvrage « La personnalité tunisienne : essai pour comprendre la personnalité arabe » de Moncef Ouannes. Où ? Au Club culturel Tahar Haddad. Quand ? Le 26 novembre à 15h30.
Moncef Ouannes est Professeur à l’Université de Tunis. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, en arabe et en français, sur le changement social et politique au Maghreb. Il travaille depuis deux décennies sur la Libye contemporaine. Ses enseignements à l’Université portent notamment sur les théories sociologiques, la société tunisienne actuelle, la méthodologie qualitative, la sociologie de la communication et l’anthropologie politique. Dans cet ouvrage, il a tenté de sonder la personnalité tunisienne à travers des lectures psychologiques, anthropologiques et sociologiques croisées.
Rencontre avec l’auteur Moncef Ben Ouannes, le 26 novembre à 15h30, au Club culturel Tahar Haddad, 20, rue du Tribunal- la Médina de Tunis. Tél. : 71. 564. 695.
Arts plastiques
Quoi ? « Open Art’rab », exposition du groupe. Où ? A El Teatro de Tunis. Quand ? Aujourd’hui, à partir de 18h00.
«Open art, rab comme rabiot ou plus tu peux lire Arabe ou art RAB, Dieu complètement ouvert à la propre sensibilité artistique des participants qui présenteront aussi du nouveau-né, du beau qui rit, crie et dit !!! » l’artiste Mahmoud Chelbi présente ainsi la nouvelle exposition ; un rendez-vous qui se poursuivra jusqu’au 13 décembre, réunissant nombreux artistes de différents horizons et de toutes les générations. Des œuvres de Habib Bouabana, Lamine Sassi, Dali Belkadhi, Mohamed El Adhami, Najet Gherissi, Amor Ghedamsi, Mohsen Jeliti, Omar Bey, Ezzedine Mairif, Najoua Kefi, Ghada Belabed, Latifa Laâbidi, Yasser Jeradi, Bessma Haddaoui, Nabil Sawabi, Majed Zalila, Mourad Harbaoui, Houda Ajili et de bien d’autres sont à découvrir !
A découvrir, aujourd’hui, à partir de 18h00, sur les cimaises d’El Teatro, le Belvédère- Tunis. Tél. : 71. 894.313.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com