Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : Silence, les femmes s’expriment !





Mettre fin à la violence contre les femmes n’est pas la responsabilité d’une personne, d’un acteur ou d’un groupe.  Pour obtenir un changement durable, il faudra une action collective, au sein de laquelle tout le monde a un rôle à jouer…

«La mise en place d’un dispositif national pour le suivi et l’évaluation de la violence basée sur le genre» était le thème de l’atelier organisé hier par le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées. Lors de l’ouverture de l’atelier, Mme Bibia Bouhnak Chihi, ministre des Affaires de la femme, a indiqué que le phénomène de la violence basée sur le genre est un phénomène dont les raisons sont multiples et diffèrent d’un pays à l’autre. «Dans notre pays, les décisions présidentielles ont toujours été en faveur de la femme, de sa dignité et de son statut en tant que citoyenne à part entière. Pour cela, la violence contre la femme est un sujet qui ne cesse d’alimenter le débat vu la place de cette femme dans notre société. Il convient ici de signaler que la Tunisie a été classée la première mondiale en matière de lutte contre la violence selon un rapport mondial publié en août dernier. Ceci ne peut que nous encourager à travailler davantage pour éliminer tout type de violence portée sur la gent féminine», note la ministre. Les différentes interventions lors de l’atelier ont porté sur les stratégies mises en place pour lutter contre cette violence basée sur le genre.
L’atelier a mis l’accent sur le suivi et l’évaluation de la violence portée contre la femme. La prise en charge intégrée des victimes de violence et le parcours que doivent suivre ces victimes pour porter plainte et dévoiler leurs problèmes ont alimenté le débat. Les intervenants ont parlé aussi des différents types de violence et de la stratégie mise en place pour les éliminer.


Samah MEFTAH


Saîda Sid Sahli : «Briser le mur du silence !»
«Pour moi, la violence contre la femme est le problème le plus répandu et le moins puni à travers le monde. A mon avis, il s’agit d’abord d’un problème de mentalité. Les femmes ne dévoilent pas leurs souffrances pour plusieurs raisons. Elles ont peur du regard de la société et surtout de la réaction de leur progéniture. Le malheur est que les femmes les plus cultivées et les plus éduquées sont les premières à souffrir en silence. Pour cela, je pense que la femme doit commencer par briser le mur du silence et parler de ses problèmes avant de chercher l’aide d’autrui».
Mannoubia Ghodhbani  : «Commençons par les concernées»
«Sans aucun doute, notre pays ne manque pas de législation et de lois en faveur de la femme. Cependant, le phénomène de la violence basée sur le genre demeure un problème fréquent dans nos murs et ne cesse de donner du fil à retordre aux femmes de différentes catégories sociales. A mon avis, la femme doit changer de mentalité et essayer de réagir vis-à-vis de la violence qu’elle endure. Les ONG et les institutions ont certainement un rôle essentiel dans la lutte contre la violence; mais les concernées, les femmes, doivent mener le parcours du combattant et défendre leur statut de citoyennes à part entière».


S.M.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com