(Habib Cherif (Instructeur FIBA-Afrique) : «Pour une implication plus prononcée de la Tunisie sous l’égide de FIBA-Afrique»





S’il se fait assez discret sur la scène locale, l’ancien DTN n’en continue pas moins de servir la cause du basket, notamment  au sein de FIBA-Afrique. Quelles sont les activités saillantes et surtout leurs retombées sur la balle orange nationale?
A un certain moment, vous étiez annoncé comme nouveau DTN de la Libye. Qu’en est-il au juste?
En effet, à la faveur de la venue du président de la Fédération libyenne, des négociations ont été entamées. J’ai donné mon accord de principe, attendu que le projet sportif était réellement affriolant, à la lumière de la présence libyenne sur les scènes arabe et africaine durant ces dix dernières années, sans, toutefois, les résultats escomptés. Je me suis même rendu en Libye pour la finalisation de l’accord, après avoir eu une idée exhaustive sur tout ce qui touche au basket libyen. Mais une fois rentré à Tunis, il n’y a pas eu de suivi, notamment de la part de nos voisins du Sud. Le projet a donc avorté et la page a été définitivement tournée.
Nous ne vous avons pas vu, pour autant, rebondir localement.
C’est que j’étais pris par certains engagements. Il y eu d’abord l’invitation que m’a adressée la Fédération tchèque au Championnat du monde féminin seniors, du 23 septembre au 3 octobre, à Karlovy-Vary.
Je m’y suis rendu avec, bien entendu, l’aval de FIBA-Afrique et j’ai pu assister à un séminaire mondial pour la promotion du BB féminin. J’en ai, du reste, profité pour faire une intervention portant sur le BB africain, les règlements qui le régissent, l’arbitrage féminin en Afrique présentant, au passage, des propositions concrètes visant le saut qualitatif quêté et convoité.
Concernant les activités que vous menez au sein de FIBA-Afrique en corrélation avec le BB tunisien, y a-t-il du nouveau ?
J’ai activement œuvré pour l’organisation de divers stages en Tunisie, une condition que j’estime impérieuse et essentielle pour conférer au BB tunisien le crédit requis à l’échelle continentale.
Un premier stage pour l’octroi du premier degré était prévu du 19 au 29 novembre courant, mais il a été annulé.
Durant cette même période, qui donne à voir le déroulement du Championnat d’Afrique féminin des clubs à Bizerte, avec la participation du représentant tunisien, le CSFB, j’ai effectué une intervention, avant-hier, 24, lors d’un séminaire organisé par FIBA-Afrique. Elle porte sur l’évaluation du rendement des équipes africaines, masculines, lors du Championnat du monde en Turquie, à savoir l’Angola, Côte-d’Ivoire, et la Tunisie, ainsi que des équipes féminines, récemment en Tchèquie, le Mali et le Sénégal, en l’occurrence.
Par ailleurs, FIBA-Afrique s’attelle à un projet visant la formation de préparateurs physiques en BB. Quel est votre apport à ce niveau?
Il se situe essentiellement au niveau de l’élaboration des programmes. Etant enseignant avant tout, j’affectionne tout particulièrement l’aspect pédagogique. Dans cette optique, d’ailleurs, j’ai été désigné comme vice-président du Comité des entraîneurs africains (C.E.A.), chargé de la formation des formateurs. Dans ce cadre, je réitère mon ardent souhait de voir la Tunisie organiser des stages de formation d’entraîneurs, sous l’égide de FIBA-Afrique, pour que les diplômes décernés se prévalent de l’efficience escomptée.
Les lecteurs assidus du magazine technique relevant de FIBA-Afrique continuent d’apprécier les articles que vous y faites paraître. Une petite récapitulation?
Je ferai allusion aux quatre derniers articles. Le premier consiste en une étude comparative entre les paramètres offensifs des équipes européennes et de leurs homologues africaines, lors, respectivement, des Championnats d’Europe et d’Afrique 2007. Le second est une étude évaluative et comparative des pays d’Afrique du Nord, (Libye, Tunisie, Maroc), lors du Championnat d’Afrique qui s’est déroulé en Libye en 2009. La troisième publication s’assimile aussi à une approche technique évaluative, mais cette fois-ci des équipes africaines lors du Mondial turc 2010, à savoir l’Angola, la Côte-d’Ivoire et la Tunisie. Enfin, le dernier article se soucie toujours de cette même lecture évaluative, celle des Maliennes et des Sénégalaises, à l’occasion du tout récent Mondial tchèque.
Cela dit, ces articles et aussi une kyrielle de publications de mes collègues de ce magazine technique paraîtront incessamment dans «Assists» relevant de FIBA-Monde.


Entretien mené par  Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com