Billet : C’est à la base qu’il faut commencer !





C’est l’Année nationale du cinéma. Tout le monde le sait, mais rares sont les décideurs culturels qui ont choisi de se mobiliser et de tenter de profiter de cet événement spécial pour aider à la diffusion de la culture cinématographique ; une culture qui est restée cloîtrée entre les murs des dernières salles obscures de la Capitale, de Sousse et de Sfax. Ainsi une question se pose : la programmation d’un cycle de projections suffira-t-il pour rééduquer nos jeunes à l’image et les aider à apprécier le 7e art ? L’initiation au cinéma doit commencer par l’école à travers des projections mensuelles, des petits rendez-vous cinématographiques sympathiques où nos écoliers pourront voir et découvrir le cinéma. L’idée est simple, voire même réalisable : il suffit de créer des groupes au sein de nos écoles, faire un planning des projections, créer un comité pour la sélection des films et surtout l’animation d’un débat avec ces élèves qui auront certainement besoin de discuter de ce qu’ils ont vu… L’idéal serait d’inviter de temps à autre un cinéaste ou un acteur pour assister aux projections et accompagner nos bambins dans cette belle aventure artistique. Mais rien ne semble se faire dans ce sens. Avez-vous entendu parler des écoles primaires qui organisent des projections de films pour ses élèves ? Avez-vous entendu d’une école primaire qui a choisi de programmer une après-midi dans une salle de cinéma ? Non!
Alors comment peut-on parler d’une réconciliation entre le public et son ciné et de la création d’une nouvelle génération de ciné-clubs, alors que nous continuons à réfléchir à court terme, tout en pensant à l’événementiel ? Il est temps de penser à aider ces enfants à s’instruire et à jeter les graines d’une culture cinématographique. Il n’est jamais trop tard !


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com