Entre le SMAP et le ministère de la Culture : Dialogue de sourds





Pas si plastiques que ça, les relations entre les professionnels des arts plastiques
et le ministère de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine, selon le secrétaire général du SMPA…
Une fois de plus, le syndicat de base des métiers des arts plastiques (SMAP) est en colère contre ce qu’il considère être un manque de considération, voire de non reconnaissance de facto de la part de l’autorité de tutelle, le ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine.
M. Amor Ghedamsi, secrétaire général du syndicat de base, a tenu, au cours d’un point de presse tenu hier 3 décembre au siège de l’UGTT, à réaffirmer les positions du corps de métier à propos d’un certain nombre de griefs, de difficultés et d’incompréhension qui, selon lui, n’ont cessé de ternir les relations métier-tutelle.
A la question du « Quotidien » sur la nature du problème, M. Ghedamsi a relevé que le ministère avait déjà donné une fin de non-recevoir au dossier constitutif du syndicat; l’espoir du bureau de celui-ci d’être invité à une audience avec le ministre s’étant évaporé depuis. Et le secrétaire général de renchérir que tout cela serait imputable à des parties, forces, intérêts ou autres lobbies occultes afin de crisper les relations entre les deux parties. « On » ne veut pas d’un syndicat unique et légitime représentant de la large palette des plasticiens et autres métiers assimilés.
Des griefs en série
C’est pourtant la revendication première des amis de M. Ghedamsi qui, à travers lui, persistent et signent : « nous voulons dire à notre ministère qu’en dehors de la présence du représentant légitime des plasticiens, aucune manifestation digne de ce nom ne peut se faire, quitte à ce que l’image du secteur en pâtisse ».
Le secrétaire général du syndicat de base avait auparavant énuméré les problématiques qui ne cessent de coller à la cheville du métier, surtout depuis la création de l’organe représentatif en mai 2009. Entre autres, selon le représentant des plasticiens, les tergiversations de la commission des achats des œuvres d’art où les artistes de métier ne sont pas représentés, les textes en vigueur désuets, dont les cahiers des charges qui régissent le secteur, la méconnaissance du patrimoine de l’art contemporain tunisien, éparpillé ça et là. Le dialogue, réaffirme le représentant des SMAP, reste une valeur première de l’art.

Mounir Boudali


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com