M. Hamza Knani, président de l’AIB, au «Quotidien» : «La bourse tunisienne n’est pas stagnante»





La Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) a été souvent critiquée tant au niveau de sa taille qu’au niveau du volume de ses activités. Pour M. Hamza Knani, président de l’Association des Intermédiaires en Bourse (AIB), l’évolution des cours est très logique. Le Quotidien: Comment commentez-vous la stagnation des cours de la Bourse de Tunis? M. Hamza Knani: L’évolution des cours de la Bourse de Tunis est très logique. On ne peut pas parler d’une stagnation puisque le taux d’évolution des cours est arrivé, au début de cette année, à 1,7%. Il y a, donc, une évolution, mais avec beaucoup de prudence, et c’est tant mieux pour les investisseurs. Je crois que cela ira mieux au cours de l’année avec la reprise des sociétés cotées qui sortaient d’une conjoncture très difficile. • Qu’est-ce qui empêche, alors, le “décollage” de la Bourse de Tunis? H.K. : Il faut préciser avant tout qu’on est en train de créer et de construire une Bourse. Il est vrai que le marché financier est assez limité, mais le comportement des cours est très logique. On a beaucoup critiqué le volume des activités de la Bourse qui ne dépasse pas 10% du capital du marché financier. Cela est dû à l’offre qui reste encore limitée. En outre, si on compare le niveau de ces activités à d’autres Bourses étrangères, on trouve que c’est presque le même volume équivalant à une rotation par an. L’évolution de la Bourse reste tributaire du volume de l’offre et, surtout, de la qualité de l’information financière fournie par les sociétés cotées, car les investisseurs (actionnaires) sont aujourd’hui assez cultivés en matière financière. La Bourse obéit ainsi à des règles strictes dont la plus importante est l’information pertinente, sincère et qui reflète la réalité de la situation financière de l’entreprise. • Que reste-t-il donc à faire pour la BVMT? H.K. : Nous devrions nous concentrer dans la prochaine étape sur la profondeur du marché financier. L’Etat a favorisé le développement de la demande à travers les incitations fiscales encourageant l’épargne à long terme (le CEA)… et il nous reste à développer l’offre. Nous allons donc, avec les banques, essayer de cerner les entreprises privées qui sont potentiellement susceptibles d’être admises à la cote du marché. • Quelles sont finalement les perspectives d’avenir de la Bourse de Tunis? H.K. : Nous sortons actuellement d’un cycle de mauvaise conjoncture économique et nous allons entamer un nouveau cycle qui va être infiltré par le taux d’évolution des entreprises cotées. Nous allons saisir l’occasion de la reprise pour convaincre et amener le maximum de sociétés au marché financier. Je suis donc très optimiste quant à l’avenir de la Bourse de Tunis, surtout avec la diversification sectorielle du marché financier après l’entrée en Bourse, attendue, de Tunisie Télécom qui va enrichir la cote. Je saisis cette occasion pour inviter, également, l’autre opérateur GSM, Tunisiana, à entrer en Bourse. Propos recueillis par Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com