Le frère d’une victime du naufrage d’«Amira»: «Nous voulons des preuves»





Tunis-Le Quotidien «Nous voulons des preuves matérielles qui confirment le naufrage du navire «Amira». L’un des frères d’une victime de cette catastrophe explique le retournement de la situation à l’issue d’un coup de fil de l’étranger. Un coup de fil de l’étranger a semé à la fois l’espoir et l’inquiétude chez les familles des victimes du naufrage du navire «Amira», survenu il y a plus d’un an. Huit membres de différentes familles venant de différentes régions du pays, précisément de Gafsa, Gabès, Nabeul, Tataouine et Testour, se sont rencontrés à Tunis pour se concerter et voir dans quelle mesure ils peuvent gérer cette nouvelle. Riadh Ben Arfa, coiffeur de son état et frère de l’une des victimes, Mohamed Ben Arfa, raconte: «Nous avons reçu un coup de téléphone de l’étranger provenant d’un certain Mohamed. Il nous raconte que le navire en question est en bon état et que les membres de l’équipage ont, selon lui, dans des conditions difficiles. Il a affirmé qu’il sera parmi nous dans quelques semaines. Nous attendons». En tirant une bouffée de fumée de sa cigarette qui se consomme lentement, Riadh reprend : «La société qui gère le navire a proposé à chaque famille 30 mille dinars à titre de règlement à l’amiable, mais nous avons refusé. Tout ce que nous voulons aujourd’hui, c’est une preuve matérielle du naufrage du navire. Un gilet de sauvetage, un bout de bois, un document officiel ukrainien constatant de visu ce naufrage». Depuis le naufrage du navire il y a plus d’un an, le Tribunal de Tunis a siégé quatre fois, mais n’a pas encore pris de décisions concernant cette douloureuse affaire. Le bras de fer se poursuit entre les avocats des deux parties, en attenant une issue qui protège les intérêts de tous. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com