Côte d’Ivoire : Face-à-face tendu entre éléments armés des camps Gbagbo et Ouattara





Des éléments armés des deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire se faisaient face hier à Abidjan près de l’hôtel où est retranché le gouvernement Ouattara.
Le Quotidien-Agences
Après plusieurs tentatives dans la matinée, des membres des forces de sécurité fidèles à M. Gbagbo ont réussi à établir un barrage à chaque extrémité de la route qui mène à l’hôtel où est retranché le gouvernement Ouattara situé en bord de lagune, ontconstaté des journalistes de l’AFP.
L’entrée principale de l’hôtel était gardée par une cinquantaine d’éléments des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) - partisans d’Alassane Ouattara - fortement armés, notamment de lance-roquettes RPG7. De 60 à 80 Casques bleus de la mission onusienne Onuci se trouvaient à leurs côtés.
Dans la matinée, Patrick Achi, porte-parole du gouvernement d’Alassane Ouattara, avait fait état d’une première tentative des soldats loyalistes pour contrôler l’accès à l’hôtel. Ils «sont arrivés vers 08H00 (GMT et locales) et ont tenté d’empêcher les gens de passer», avait-il déclaré à l’AFP.
L’hôtel sert de quartier général aux partisans de Ouattara et aux membres du gouvernement de son Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro. Il est sécurisé par les FN et des Casques bleus.
En plein blocage politique, et alors que Ouattara est reconnu comme président légitime par la communauté internationale, l’armée loyaliste a adressé avant-hier un ferme avertissement à l’Onuci et à la force française Licorne, les sommant de ne pas «faire la guerre aux Ivoiriens».
Sanctions
D’autre part, L’Union européenne compte décider d’imposer des «mesures restrictives» contre la Côte d’Ivoire en raison du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à l’élection présidentielle, a indiqué à l’AFP une source diplomatique.
Un projet de déclaration, adopté hier matin à Bruxelles par les ambassadeurs des pays de l’UE, indique que l’Union «a décidé d’adopter sans délai des mesures restrictives» contre le régime ivoirien, a souligné cette source, sans pouvoir donner dans l’immédiat plus de précisions sur les sanctions et leurs cibles. La décision doit encore être formellement validée par les ministres européens des Affaires étrangères, qui se réunissent dans l’après-midi à Bruxelles.
Les États-Unis ont, eux aussi, brandi jeudi dernier la menace de sanctions et l’Union africaine a suspendu la Côte d’Ivoire, renforçant la pression de la communauté internationale qui ne reconnaît pas la réélection de Laurent Gbagbo à la présidence.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com