Djerba : Le savoir-faire artisanal sous la loupe des spécialistes





Une pléiade d’éminents universitaires et chercheurs tunisiens et français discuteront à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 18 de ce mois de l’artisanat, des métiers et du savoir-faire dans le littoral tunisien. Détails.
«Artisanat, métiers et savoir-faire dans le littoral tunisien» tel est l’axe central d’un séminaire qu’accueille à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 18 de ce mois, le musée traditionnel de Houmet Essouk à Djerba ; rencontre conçue et organisée par l’Unité de recherches «Histoire et patrimoine du littoral tunisien» de l’Institut national du patrimoine (INP) dont le but est d’apporter plus d’éclairage sur les richesses archéologiques et historiques des régions côtières.
Des interventions traitant de différentes thématiques sont à l’affiche de ce séminaire qui verra la participation de nombreux chercheurs tunisiens et français dont nous citons : Saloua Khaddar Zangar, Ameur Oueslati, Hajer Krimi, Sihem Roudesli, Tahar Ghali, Denis Chevallier, Magali Cullin…
Les interventions seront notamment axées sur «Les installations préhistoriques le long de la côte sud de la Tunisie», «La géologie des maçons dans la frange littorale de la Djeffara à Djerba», «L’artisanat lapidaire à l’époque antique d’après une collection des éléments d’architecture d’époque romaine au musée du Bardo», «Les ossements humains du site de Meninx (situé au sud-est de Djerba)», «Les techniques de construction à Djerba», «Le travail de pierre au Cap Bon», «L’artisanat de la vannerie autour de la Méditerranée à l’époque romaine», «L’artisanat en Ifriqua», «Savoir-faire culinaire et pluralité ethnique à Djerba», «Les traditions culinaires à Djerba», «Les nouvelles recherches archéologiques au temple A à Gigthi»… et «Les mosaïques de Thyna : caractéristiques et originalité».
Le programme du séminaire comportera également deux visites : la 1e au site archéologique de Gighti (Bou Grara), ancien comptoir maritime qui s’étend sur une soixantaine d’hectares. Quant à la 2e visite, elle sera consacrée au musée de Zarzis, implanté depuis 2003, dans l’ancienne église de Notre Dame de la Garde construite au début du 20e siècle par le prêtre missionnaire Gabriel Deshay ; un vrai réservoir comportant des collections de pièces archéologiques témoignant de l’histoire de la presqu’île de Zarzis et des plus importants sites antiques de la région du Sud-est tunisien. D’ailleurs dans la présentation faite de ce musée sur le site de l’Institut national du patrimoine, nous pouvons lire que « Parmi les importantes pièces exposées, nous citons : le sarcophage et la maquette du site de Gigthi (Bou Grara), les statues et les stèles de Zita (Zian), les collections de céramiques punique et romaine (de Chammakh, de Ras Lemsa, d’Al Alindaya...) ; des collections permettant au visiteur de se faire une idée sur les outils et instruments utilisées par les habitants de cette presqu’île dans les trois activités qui ont marqué leur vie quotidienne depuis l’Antiquité, à savoir la culture de l’olivier, la pêche et le commerce».

Imen ABDERRAHMANI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com