Un an après la guerre : Le bourbier irakien/M. Alexeï Podsterob, ambassadeur de Russie à Tunis: «Le rôle de l’ONU est central »





Un retour à la normale en Irak est possible à la condition de rétablir dans les plus brefs délais la souveraineté du pays et de mettre fin à l’occupation, estime M. Alexeï Podsterob, ambassadeur de Russie à Tunis. • Le Quotidien : Comment analysez-vous la situation actuelle en Irak, un an après le déclenchement de la guerre? S.E. Alexeï Podsterob : La situation dans ce pays reste compliquée, la sécurité continue à se dégrader et il était possible de le prévoir auparavant. Ce qui est important maintenant, c’est de ne pas parler du passé mais d’unifier les efforts pour aider le peuple irakien à surmonter les conséquences de la guerre et rétablir la stabilité et la sécurité dans le pays. Nous considérons qu’il est possible de réaliser cet objectif à la condition de rétablir la souveraineté de l’Irak dans le cadre du respect de son indépendance et son intégrité territoriale. Pour contribuer à la résolution de ces questions, la Russie travaille de manière active au sein des Nations unies à travers des canaux bilatéraux et multilatéraux. • Pensez-vous que la récente adoption d’une Constitution provisoire peut permettre de décanter la situation? * L’adoption d’une loi fondamentale provisoire irakienne pour la période transitoire crée une base légale qui est nécessaire pour sauvegarder la structure unifiée de l’Etat irakien, permettre le remaniement de la vie intérieure de ce pays sur des fondements démocratiques et résorber les problèmes socio-économiques. Nous estimons que cela contribuera également au rétablissement, dans les plus brefs délais, de la souveraineté de l’Irak et de sa position sur la scène internationale. Mais l’adoption de cette Constitution ne représente qu’un premier pas dans le processus de normalisation de la situation dans le pays. • Que faut-il faire justement pour accélérer le retour à la normale dans ce pays? * Nous sommes persuadés que plus vite toutes les parties concernées, y compris les Irakiens eux-mêmes, acceptent le rôle central de l’ONU dans le processus de règlement et mieux ça sera et pour l’Irak et pour toute la région. Bien sûr, cela ne peut se faire qu’après la fin de l’occupation. • Quelles perspectives pour l’Irak? * Nous souhaitons au peuple irakien le règlement de tous ses problèmes. Nous reconnaissons qu’il traverse actuellement une période difficile mais nous sommes persuadés que l’Irak, en s’appuyant sur sa culture ancienne et sur le talent de son peuple est capable de résoudre tous ces problèmes et de dépasser tous les obstacles. La Russie de son côté offrira aux Irakiens tout le concours nécessaire. Propos recueillis par C.B.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com