Choix du successeur de Marchand: La commission est-elle réellement indépendante?





Le Bureau fédéral a chargé une commission technique de choisir le futur sélectionneur,
mais n’a-t-il pas influé pour ne dégager qu’un seul nom.
A vrai dire, M. Ali Hafsi, le patron de la F.T.F. a choisi, cette fois-ci, une méthode plus pratique et moins engageante de sa part pour désigner le futur entraîneur national: «On a constitué une commission et c’est aux techniciens, des hommes de terrain de faire le choix. Nous n’aurons qu’à entériner la décision de la commission ou, du moins, agir dans le même sens».
M. Hafsi insiste sur l’indépendance de la commission, mais certains signes, peu trompeurs à première vue, laissent penser que la décision est déjà prise et que Faouzi Benzarti est déjà parti pour être le super favoris, si ce n’est pas le seul.
D’après les échos parvenant des coulisses de la F.T.F., la commission a sélectionné quelques noms de techniciens tunisiens (Benzarti, Maâloul, Zouaoui, Souayah, Kbaïer), mais elle n’a finalement gardé que deux noms, ceux de Faouzi Benzarti et Ammar Souyeh, à moins d’une énorme surprise de dernière minute. Or, Souayeh est actuellement chargé d’une lourde responsabilité , celle de qualifier les Olympiques pour les J.O. 2012 de Londres et il ne peut le faire en parallèle avec les exigences de l’EN Seniors. Ce qui veut dire que Benzarti est actuellement le seul favori de cette commission et qu’il a de très fortes chances de retrouver la sélection.
En même temps, M. Hafsi était parti à Abou Dhabi pour y rencontrer des responsable de la FIFA et de la CAF afin d’annuler la sanction qui lui a été infligée. C’est que le président de la FIFA prépare déjà le terrain à son futur sélectionneur, qui, pour sa part, a refusé de s’engager officiellement avec le C.S.S. car, nous dit-on, on lui a déjà promis une place d’entraîneur national.
Alors, cette commission technique avait-elle les mains aussi libres que le laissaient penser les déclarations officielles des responsables fédéraux? Il est vrai que le choix, pas encore officialisé, de Faouzi Benzarti n’est point une aberration, même s’il suscite des interrogations, mais c’est la manière qui dérange car, si tout cela s’avère vrai, on pourrait clamer tout haut qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Kamel ZAIEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com