Approvisionnement du marché/ L’indispensable stabilité





L’approvisionnement via les marchés de gros semble donner du fil à retordre à de nombreux commerçants exerçant dans les marchés dits populaires. La libéralisation des circuits de distribution et des prix est considérée comme une solution aux problèmes de l’approvisionnement. Tunis-Le Quotidien Paramètres du niveau de l’abondance des produits et denrées de consommation courante, les marchés de détail pourraient être également considérés comme thermomètres du pouvoir d’achat du citoyen. Les prix, qui ne cessent de fluctuer pour certains produits, en disent long. Les avis quant aux causes de ce déséquilibre divergent. Au Marché central, un petit tour suffit pour constater que les prix ne sont pas toujours pas à la baisse, selon quelques marchands. C’est le problème de l’approvisionnement qui vient vite sur les lèvres. M. Khamis Mezzouni, tenant une échoppe au marché central, n’hésite pas à assurer que «les mesures engagées jusque-là pour améliorer le fonctionnement des circuits de distribution n’ont pas été rentables, vu qu’elles n’ont pas concentré leur effet sur le premier jalon du marché: l’agriculteur». D’après M. Mezzouni «L’agriculteur, qui est le principal fournisseur du marché en denrées, impose souvent des prix qui lui permettent de rentrer dans ses dépenses et vu que la saison agricole n’était pas à l’abri des répercussions climatiques, on a eu droit à des hausses de prix dès les premières phases de l’opération d’approvisionnement. Cette donne a été la cause de la pénurie dans certains produits et de la hausse des prix de ceux-ci», ajoute-t-il. Le dysfonctionnement du circuit de distribution est également souligné par d’autres marchands, à l’exemple de M. Mohamed Harbaoui. Ce dernier considère que «l’enchevêtrement qui caractérise ces circuits ne permet pas la fluidité de l’approvisionnement et la multiplicité des intervenants favorise l’entrée d'acteurs illicites qui provoquent la désorientation des produits et entraîne un dérapage au niveau des prix. Ce phénomène est la première cause de la spéculation», souligne-t-il. Le citoyen, puisque c’est lui le dernier à subir les résultats de cette situation, semble parfois avoir des difficultés à trouver ce qu’il désire avec les moyens dont il dispose. M. Kamel Ben Ali, père de famille, considère que le problème du marché des produits de base à la consommation et des denrées, qui perdure depuis plusieurs mois, est dû à la conduite spéculative de quelques intervenants qui profitent de la conjoncture pour accumuler les profits. M. Ben Ali pense que dans le cas où l’on appliquerait la libéralisation des prix, les commerçants auraient l’occasion de fixer leurs propres marges de bénéfice. «Dans tous les cas, c’est le citoyen qui reste pris entre le marteau et l’enclume», affirme-t-il. A défaut d’une libéralisation des prix, certains commerçants réclament haut et fort une marge de bénéfice plus large; au même niveau que la libéralisation des prix. M. Mezzouni réclame que «le marché soit libéré et que l’approvisionnement se fasse directement du producteur au commerçant, sans passer obligatoirement par le marché de gros». Ce circuit permettra, selon lui, de stabiliser les prix au profit du citoyen. Hassen ghédiri


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com