Santé : La Tunisie fait face aux infections liées aux soins





Selon les dernières études publiées par l’Organisation mondiale de la santé, les infections liées aux soins sont plus fréquentes dans les pays en développement et dans certains milieux aux ressources limitées. Un patient opéré sur trois est infecté. Il s’agit des infections nosocomiales.
Ces infections peuvent prolonger les séjours hospitaliers, causer des incapacités sur le long terme, renforcer les résistances à des médications indispensables, augmenter les coûts pour les patients et leurs familles et même provoquer la mort.
Selon les estimations, les infections liées aux soins concernent des centaines de millions de personnes dans le monde.
Mais selon Professeur Chadli Dziri, chef de service à l’hôpital Charles Nicolle, ces infections ne sont pas si fréquentes dans nos hôpitaux et ce grâce aux interventions mises en place par le ministère de la Santé publique, à l’échelle des systèmes, de la surveillance, de la formation, l’éducation, l’utilisation convenable des dispositifs et du respect des procédures à suivre ainsi que des pratiques optimales pour l’hygiène des mains.
Selon la même source, ces infections peuvent être directement liées aux soins (par exemple l’infection d’un cathéter) ou simplement survenir lors de l’hospitalisation indépendamment de tout acte médical (par exemple une épidémie de grippe).
Quant aux origines de ces infections, Pr Dziri ajoute qu’il y a plusieurs types d’infections nosocomiales qui relèvent de modes de transmission différents :
Les infections d’origine «endogène» : le malade s’infecte avec ses propres germes, à la faveur d’un acte invasif et/ou en raison d’une fragilité particulière.
Les infections d’origine «exogène» : il peut s’agir soit d’infections croisées, transmises d’un malade à l’autre par les mains ou les instruments de travail du personnel médical ou paramédical, soit d’infections provoquées par les germes du personnel porteur, soit d’infections liées à la contamination de l’environnement hospitalier (eau, air, matériel, alimentation…).
Pr Dziri a ajouté que les infections nosocomiales sont acquises dans un établissement de soins. Une infection est considérée comme telle lorsqu’elle était absente à l’admission. Lorsque l’état infectieux du patient à l’admission est inconnu, l’infection est classiquement considérée comme nosocomiale si elle apparaît après un délai de 48 heures d’hospitalisation. D’ou la maîtrise des infections associées aux soins qui reste un défi à relever dans notre pays.


Mariem Farhat




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com