Les entraîneurs de la phase aller : La grande valse !





Le phénomène du limogeage des entraîneurs ne cesse de prendre de l’ampleur à l’image  de ce qui s’est passé lors de la phase aller.
Cette mode que nous avons toujours perçue chez les petites équipes, celles qui s’efforcent de tenir le rythme de la compétition et s’accrochent à n’importe quel indice pouvant leur valoir le maintien en L 1, a touché les grandes équipes et en 13 journées de compétition nous sommes à 19 changements d’entraîneurs dont trois pour l’EST, autant pour le CA qui vient de se séparer de Mrad Mahjoub, deux pour l’ESS et un troisième peut-être pour le CSS dans les prochains jours.
Que dire alors des autres équipes comme l’ASM, d’habitude fidèle à son premier choix d’entraîneur et qui en est à son troisième technicien depuis le début de l’actuelle saison où l’ASG qui est actuellement à son 4e entraîneur après que Mohamed Jouirou a décidé de jeter le tablier après seulement 3 journées. Adel Sellimi a débarqué à Gabès pour prendre la suite.
Ainsi il devient clair que notre championnat est devenu celui du limogeage des entraîneurs. C’est cet aspect qui fait la sensation d’une compétition sans saveur.
Que cherchent nos clubs en prenant des décisions pareilles, souvent des décisions irréfléchies et sans grand intérêt pour l’équipe, et ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Cacher des faiblesses
Questionné un jour, un président de club a été très franc en disant : «Faute de limoger 14 joueurs ou plus qui n’ont pu réussir les résultats désirés, et faute de pouvoir se faire sanctionner moi-même, je ne peux que limoger l’entraîneur même à contre-cœur». Une déclaration qui dévoile les vrais visages de cette vague de limogeages décidés par les directions des clubs (qui se résument en la personne du président), mais une déclaration qui confirme que la faute n’est pas toujours du côté de l’entraîneur, mais les joueurs sont les principaux fautifs.
Au fait, la décision du limogeage d’un entraîneur cache le plus souvent l’échec du président du club, seul responsable des recrutements. Mais pour faire plaisir aux supporters et calmer leur colère, il fait porter le chapeau au staff technique sans réserves et n’importe le nombre de techniciens pouvant se rallier aux commandes de l’équipe. Seuls les résultats comptent indépendamment du fond de jeu où des progressions tactico-techniques.
La colère des supporters se fait entendre aussi bien chez les équipes en quête de résultats positifs qui leur épargneraient les affres de la relégation, comme chez les équipes appelées à jouer les premiers rôles comme cela est le cas de l’EST, l’ESS, le CA et le CSS qui, pour une défaite ou pour le moindre faux-pas, n’hésitent plus a remercier leurs entraîneurs oubliant au passage que la défaite fait partie du jeu, tout comme la victoire et le match nul.
Et ce phénomène ne cesse de s’amplifier et de toucher les équipes de toutes les divisions et même les entraîneurs des catégories des jeunes.
Pour la petite histoire, voici le tableau des entraîneurs pour chacune des équipes de la ligue 1 :
— EST : Faouzi Benzarti – Maher Kanzari – Nabil Maâloul.
— CA : François Bracci – Mrad Mahjoub – Kaïs Yaâcoubi
— ESS : Mohamed Fakher – Mondher Kbaier.
— CSS : Pierre Lechantre – Nabil Kouki.
— ASM : Kamel Chebli – Habib Mejri – Gérard Buscher.
— ASG : Mohamed Kouki – Taoufik Zaâboub – Mohamed Jouirou – Adel Sellimi
— JSK : Habib Mejri – Soufiéne Hidoussi – Mourad Okbi.
— OB : Rachid Belhout - Soufiéne Hidoussi.
— CAB : Gérard Buscher – Youssef Zouaoui - Maher Kanzari
— ESHS: Abdelhay Laâtiri – Robertinho.
— ESZ : Ali Sraieb – Chiheb Ellili
— EGSG : Férid Ben Belgacem - Khaled Ben Sassi
Les deux clubs épargnés à ce jour par l’hécatombe des entraîneurs sont le S.Tunisien qui garde «son» coach pour la seconde saison consécutive, lui qui «collectionnait» les entraîneurs et le CSHL fidèle à Dragan. Pour EGSG, la désignation de Férid Ben Belgacem dans le staff technique de l’EN a poussé les dirigeants gafsiens à se mettre d’accord avec Khaled Ben Sassi.
Et dire que le championnat n’est qu’à la moitié du chemin, et bien de nouveaux changements pourront intervenir.

Mohamed HEDI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com