18e journée : Chemin déblayé devant le C.A.





Dans la lancinante conquête du play off, le CA a réalisé une affaire en or.  Le CSC, pour sa part, s’invite avec mérite à cette course éperdue.
Le match du jour, du moins celui qui comportait le plus grand enjeu, entre l’USM et le CA a été conforme aux attentes, jusqu’aux confins du money time seulement, faut-il le préciser. En effet, pendant les 3/4 du match, une totale indécision a plané, comme l’illustrent les scores partiels à la fin des trois premiers Q.T. (19-18, 31-35 et 50-51). A l’activité débordante des Lahmar et Choiya notamment, les Usémistes ont bien riposté avec une mention spéciale pour Mezri Bouslama, très adroit de la longue distance. Mais la lucidité des Clubistes lors des minutes cruciales du dernier QT, leur a permis de prendre un écart substantiel de 10 points (56-66) dont les locaux ne se remirent jamais. Ainsi donc, le CA se retrouve-t-il seul à la cinquième place qu’il partageait avec sa victime du jour et la JSK qui, comme prévu, a mordu la poussière face au solide leader étoilé.
Pourtant, la Chabiba laissait entrevoir de belles prédispositions au cours de la période initiale qu’elle remporta du reste (14-11). Mais, plus les minutes s’égrenaient, plus la différence de classe se faisait sentir, si bien que les Sahéliens soldèrent la mi-temps avec un écart rassérénant (25-35), consolidé à la 30’ (42-55), pour se contenter de gérer sereinement la suite.
Les faux pas de l’USM et de la JSK ont fait le bonheur du CSC, difficile mais heureux vainqueur des Tacistes par la plus petite marge. De la sorte, les Locomotives se mêlent à cette exaltante postulation vers le play off, qu’elles comptent disputer jusqu’au bout, avec la force du désespoir. Antinomiquement, c’est en désespoir de cause que le CAB et la JSM ont disputé leurs duels respectivement face à EZS et à l’ESG. Mais si les Cabistes n’ont pas démérité, les Manazéhois ont réalisé à leurs dépens les progrès tangibles des Goulettois. Les protégés de Walid Gharbi, convaincus depuis quelques journées de se retrouver en purgatoire pour le compte de la seconde phase, s’entraînent dans la sérénité, facteur de nature à faciliter leur lente, mais sûre progression.
Enfin à Nabeul, les Potiers ont réalisé qu’ils avaient tout à fait raison de nourrir des appréhensions. En effet, les Radésiens ont, le plus clair du temps, joué d’égal à égal, notamment en première mi-temps (19-17 puis 38-36). Et malgré un relatif fléchissement au cours du troisième Q.T. (57-46), ils purent remonter la pente à 2’ de la fin (63-60).
Les Nabeuliens, supérieurs dans le jeu intérieur, scellèrent définitivement le sort de la partie, grâce au précieux concours de Sergueï, dont l’absence, une semaine plus tôt face au CA, s’est fait cruellement sentir.

Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com