En marge de E.S.S.-E.S.T. (5-1) : L’Etoile était sur un nuage





L’une planait sur un nuage, l'autre pas. Aucune des deux ne s’attendait à un dénouement pareil. Un scénario inattendu, inimaginable de par le nombre de buts encaissés par le toujours leader de la L1.
Maâloul l’expliquera par une «épidémie» grippale qui aurait touché pas moins de quatre de ses acteurs mais c’est plutôt «son» Espérance qui a grippé. Entre grippe et grippage on n'est pas sorti du blocage, du dysfonctionnement et de l’arrêt total.
Dimanche dernier, c’était un jour hors pair et ce n’était pas l’Espérance qu’on a vu ce jour là qui pouvait arrêter l’Etoile. Une Etoile brésilienne qui carburait au rythme de la samba, une équipe qui a posé un vrai problème aux amateurs de l’élection du joueur méritant le titre honorifique de l’Homme du match. Sera-t-il parmi les rentrants ou les réservistes ?
C’était un match exceptionnel sur tous les plans. On n’a jamais vu l’Etoile avec cette force de caractère, cet engouement, cette rage de vaincre et cet engagement féroce depuis son épopée africaine et mondiale.
Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu une équipe tunisienne s’engouffrer dans un match tel un «engoulevent» volant le bec grand ouvert au point d’engourdir son adversaire.
Sur l’autre rive, Maâloul a péché par trop d’assurance. Avant même de décoller de Bab Souika, il a déclaré que les Sang et Or allaient à Sousse pour les trois points et a chassé de l’esprit de son groupe et de ses supporters même l’idée que l’Espérance pouvait trébucher à Sousse. Eh bien, trébucher on a pas vu ça, on a plutôt vu un engourdissement total. Il a suffit de quelques «ratés» pour arrêter une Espérance trébuchante.
C’est vrai que les Sang et Or forment un groupe respectable et portent les couleurs d’un club mythique, mais avec un peu de bon sens et en comparant les joueurs actuels avec leurs homologues étoilés on peut facilement se rendre compte qu’il n’y a pas photo donc il ne fallait pas être trop gourmand. Un bon manager doit savoir limiter ses envies et les laisser aller de pair avec les moyens mis à sa disposition. Gagner c’est merveilleux, mais la parité est de loin meilleure que la défaite, surtout avec le classement d’avant match.


Ridha AZAÏEZ




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com