I have a dream





La révolution tunisienne qui a été l’œuvre du peuple est une révolution parfaite parce qu’elle n’est dirigée par personne. Cette révolution a aujourd’hui besoin de se nourrir des rêves de ses enfants. Où trouver ces rêves ailleurs que dans le cinéma et le théâtre ? On attend que les hommes de culture viennent soutenir cette révolution par des textes, des poèmes et des images. En effet, les événements qu’ont vécus notre peuple et notre pays ces dernières semaines sont l’occasion pour de nombreux domaines pour émerger, dont celui de l’art, très longtemps mésestimé. Grâce à cette révolution s’inventent un langage, une nouvelle façon de filmer, de mettre en scène, et de diriger les acteurs.
En France, quelque temps avant le célèbre Mai 68, il y eut le mouvement cinématographique majeur de la nouvelle vague. En Italie, quelques mois après la seconde guerre mondiale, des cinéastes ont décidé de révéler la situation économique et sociale de leur pays dans une série de longs métrages, ce qui a donné naissance au néo-réalisme italien. Au Brésil, après le coup d’Etat, il y a eu le cinéma Novo. Et bien sûr, après la révolution bolchevique de 1917, il y eut le ciné-oeil et ses fers de lance comme les réalisateurs Serguei Esenstein ou bien encore Dziga Vertov. Je rêve d’un nouveau cinéma sans censure ni tabou qui reflète la société tunisienne et son nouveau visage.

M. WALEY EDDINE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com