Affaire de la FTHB Rafik Khouaja accuse le ministre des Sports





L’ancien président de la FTHB avait déjà répondu aux accusations, en 2005 dans un rapport de 15 pages, démontrant avec tous les justificatifs nécessaires qu’elles étaient sans fondement. Aujourd’hui, il persiste et signe.
Rafik Khouaja, ancien président de la Fédération tunisienne de handball (FTHB) avec deux mandats, de 1995 à 1998 et de 2002 à 2004, vient de confier au ‘’Quotidien’’ qu’il s’inscrivait complètement en faux par rapport au témoignage porté dans un récent article du ‘‘Quotidien’’ où l’ancien ministre des Sports a été mis en cause pour complaisance répétée envers des responsables de la Fédération tunisienne de handball pour des détournements de fonds de près de 3 milliards, et à propos duquel le juge-conseiller au Conseil d’Etat Karim Hélali ainsi que l’ancien président de la FTHB Youssef Kortbi et Mehdi Ghannouchi, gérant de l’agence TGV, ont déjà réagi ces derniers jours.
Une magouille qui remonte à Hassan Mustapha
Suite à l’article paru dans votre journal le 23/01/2011, je voudrais apporter ces éclaircissements sur les tenants et aboutissants de cette affaire, fomentés par des parties dont le but est de discréditer, à travers ma personne, l’actuel bureau de la FTHB.
D’abord, je souhaite rappeler que j’appartiens à une famille sportive et que j’ai entamé ma vie de dirigeant sportif en 1982, après avoir pratiqué le handball pendant 15 ans. J’ai assumé les responsabilités de président d’El Makarm pendant quelques années et celles de président de la FTHB durant deux mandats (de 1995 à 1998 et de 2002 à 2004) et de premier vice-président de la confédération africaine de handball (2004 à 2008).
J’ai été également le seul Tunisien membre du Conseil de la fédération internationale de handball entre 2004 à 2006, deux ans uniquement, alors que le mandat est normalement de 4 ans ,compte tenu du fait que Hassan Mustapha, président de la fédération internationale, ne souhaitait pas me voir siéger dans ce conseil en dépit du soutien de la confédération africaine de handball. En 2004, j’avais présenté ma candidature au poste de premier vice-président de la fédération internationale de handball, chose qui contrariait Hassan Mustapha, qui s’est spécialement déplacé en Tunisie pour exiger le retrait de ma candidature du ministre des Sports (Abdallah Kaâbi), en faisant peser une menace sur les conditions d’organisation du Championnat du monde de handball de 2005 qui devaient se dérouler dans notre pays.
‘’Mon tort était de refuser de retirer ma candidature, à la demande du ministre alors que nous étions dans son bureau, en présence de Hassan Mustapha. Un rapport fallacieux, monté de toutes pièces sur les instructions du ministre des Sports a eu pour conséquence mon limogeage de la présidence de la FTHB fin novembre 2004 . Il faut également noter que ce rapport émanant des services de contrôle du ministère des Sports m’a été remis pour y apporter des éléments de réponse après mon éviction, alors que la loi exige un droit de réponse avant la rédaction du rapport définitif.
Le 14 février 2005, j’ai répondu point par point sur les faits qui m’étaient reprochés dans un document de 15 pages, accompagné de tous les justificatifs démontrant que les accusations étaient sans aucun fondement. Ce dossier est parvenu au ministre des Sports et à ce jour, je n’ai jamais eu de réponse.
Entre-temps, l’eau a coulé sous les ponts et ce qui se passe aujourd’hui concernant cette affaire est l’œuvre d’un ancien président de la FTHB, et de son trésorier, détenu pendant 9 mois pour détournement de fonds de la FTHB suite à une plainte déposée contre lui par le même ministre des Sports (cité plus haut).
Le trésorier en question affirme aujourd’hui que suite à un rapport qu’il a entre les mains et qui date de 2004, je devrais moi aussi être jugé, et c’est sur cette affirmation que reposent les accusations portées contre moi par Mekki Chérif, disant qu’il y avait eu complaisance envers moi de la part du ministre Abdallah Kaâbi. Ces allégations ne reposent sur aucun fait réel et s’appuient sur des chiffres erronés qui n’ont jamais été retenus dans les rapports des commissaires aux comptes
D’après vous, pourquoi ce même ministre n’a jamais ordonné de procédure légale contre moi et je n’ai jamais rien eu à rembourser, excepté le prix d’un billet d’avion qui par erreur, a été facturé à la FTHB ? En fait, il savait pertinemment que je n’avais rien détourné et que j’étais et demeure ‘’propre’’ !
Ce dossier a d’ailleurs été relayé par le Haut comité de contrôle émanant du Premier ministère, qui dans son rapport de suivi de juillet 2010 m’a définitivement blanchi de toute accusation.
Enfin, je vous informe que j’ai déjà engagé une procédure judiciaire pour diffamation, à l’encontre de Mekki Chérif, que je n’ai jamais eu l’honneur de rencontrer».

Manoubi AKROUT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com