Pièce théâtrale «Zanket ânnakni» : L’art au service de la révolution





A l’instar de tous les secteurs de la société, le monde de l’art et de la culture  est aujourd’hui appelé à une restructuration en profondeur pour réussir sa révolution.
Conscients de l’urgence de la situation, le trio Mounir Argui, Jamel Madani et Faouzia Thabet a donné samedi dernier une présentation de la pièce «Zanket ânnakni» (Impasse étreins-moi) dont les recettes seront versées exclusivement au profit des familles des martyrs de la révolution tunisienne à Sidi Bouzid et Kasserine.
Une dizaine de spectateurs ont participé pour soutenir cette noble cause. Un nouvel air qui s’annonce prometteur pour les artistes qui étaient enchaînés. Certes, pendant l’ancien régime, la censure était réelle, mais les artistes traitaient avec. Il y avait quelques artistes qui osaient aller un peu plus loin, mais sans vraiment pouvoir dire grand-chose. Il y avait une sorte de crainte et ce régime a pu créer chez les artistes une réaction spontanée d’autocensure qui ne permettait pas d’aller loin.
Un nouveau paysage culturel après la révolution vient d’être créé et qui devrait annuler toutes les pratiques de contrôle et de censure qui paralysaient les arts et la culture, et soutenir tous les artistes et intellectuels victimes de l’ancien régime.
Pour Jamel Madani «il est temps de retourner au travail. C’est la contribution réelle des artistes. L’artiste devrait être à la hauteur des attentes d’une société éveillée et consciente», affirme-t-il.

Mohamed M’DALLA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com