Rached El Arbi Miraculeusement en vie





Le 13 janvier dernier, à Mornag, Rached a reçu deux balles "mortelles" tirées  par un policier «du quartier » . Mais le miracle eut lieu…
Rached El Arbi est hospitalisé au service de réanimation à la Rabta après avoir été blessé à la nuque et au niveau de la colonne vertébrale par une arme à feu. Tout s’était passé le 13 janvier. A midi et demi , Rached est sorti de chez lui après avoir déjeuné. Vers 16h, une voisine est venue informer Mme Leila que son fils était blessé. « J’étais d’abord prise de panique. Je ne pouvais plus raisonner. J’ai crié à ma voisine que ce n’était pas lui et qu’elle aurait dû vérifier avant de venir me chercher. Quelques minutes plus tard, j’étais à l’hôpital de Ben Arous où Rached était déjà entre la vie et la mort », explique la mère. Au fait, ce jour-là, Rached est allé rejoindre ses amis pour une marche. A leur arrivée devant le poste de police de Mornag , les manifestants ont commencé à scander des slogans hostiles au gouvernement. C’était le 13 janvier, l’arme à feu était le premier et le seul recours des policiers. Des tirs de partout et des cris bouleversaient la rue. « Rached était debout devant le poste, une balle l’a atteint à la nuque. Tiraillé, il a essayé de s’enfuir. Le tireur n’a pas lâché sa proie. Une deuxième balle s’est logée dans son dos, près de la colonne vertébrale », affirme M. Abdelkarim, le père de Rached. Et d’ajouter : « Dès lors, les médecins de l’hôpital de Ben Arous et ceux de la Rabta ont tout fait pour que Rached reste encore en vie ». Oui, Rached est encore en vie, mais il est souffrant et en danger. Le policier est, quant à lui, en vie, en bonne santé et sans remords . Après trois semaines, aucune enquête policière n’a été ouverte. Personne n’est venu enquêter sur les circonstances de ce crime. La Famille El Arbi n’habite plus chez elle. Ils sont tous à la Rabta. Personne n’a repris le travail et aucun ne compte reprendre son train de vie quotidien avant que Rachèd sorte sain et sauf. « Nos dégâts sont énormes mais notre cause est noble : faire partie de la Révolution » note Mme Leila. Fatiguée, les larmes aux yeux et le cœur trop lourd, elle a ajouté qu’elle ne lâcherait jamais l’agresseur de son fils. « Je ne le lui pardonnerai jamais. J’attendrai ce que dira la justice, sinon je me ferai justice moi-même ! »

Samah MEFTAH


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com