«Danser à Tunis 2011» : Des corps enchaînés, des corps libérés





Le rideau se lèvera le 21 février sur la 2e édition des Journées de danse contemporaine.  A cœur joie, des jeunes danseurs tunisiens écriront avec leurs corps la révolution.
Après une première édition réussie, les maîtres de l’espace Mad’art à Carthage ont choisi de relancer la 2e édition des Journées de danse contemporaine. Organisée du 21 février au 8 mars, la manifestation sera marquée par la présentation d’une vingtaine de chorégraphies signées par des passionnés de la danse contemporaine.
«Funambule», tel est l’intitulé du spectacle d’ouverture, prévue pour le 21 de ce mois, sur la scène de Mad’art- Carthage. Dirigé par le duo Raja Ben Ammar et Moncef Sayem, Mad’art ne sera pas le seul espace à ouvrir ses portes pour ces nouvelles stars de la danse contemporaine. L’espace «Artistou» sera également l’un des partenaires de Mad’art, accueillant «Alchimie» de Mohamed Ali Fkih, les spectacles de la Fédération tunisienne de danse artistique et sportive, «Trisa» (Broderie) de Néjib Khalfallah, «Tube à essai» de Randa Dabbagh…
Plusieurs danseurs et chorégraphes qui ont déjà fait leurs armes, des années durant, rejoindront les jeunes, lors de ce rendez-vous, présentant à leur tour leurs nouvelles pièces chorégraphiques. Parmi ces spécialistes tunisiens, nous citons : Imen Smaoui, Malek Sebaï, Nawel Skandrani, Néjib Khalfallah, Imed Jemaâ, etc. Le duo Selma et Sofiène Ouissi participera à cette 2e édition, présentant «Waçl», pièce chorégraphique puisant dans les textes du poète mystique Jalel Eddine Roumi.
Le programme comportera, outre les performances chorégraphiques, une rencontre intitulée «De la formation… génération danse» et qui aura lieu le 6 mars. Un workshop de danse contemporaine pour hommes, des expositions sculpturales et de graffiti sont à l’ordre du jour de ces rencontres de danse contemporaine. Une exposition photographique racontant les corps en mouvement durant la Révolution du peuple tunisien est à l’affiche de la manifestation.
Le cinéma marquera sa présence avec un court-métrage intitulé «Aïcha et Mamia», en hommage à ces deux danseuses qui ont marqué la scène chorégraphique dans les années 60 et 70, accompagnant le chanteur Ismail Hattab. Un autre hommage sera rendu lors du festival à Khira Obeidallah, première femme maître de ballet à la troupe nationale de danse en Tunisie.
Il est à noter que l’Institut culturel français (IFC) apportera également cette année son soutien à certains spectacles, à savoir, «Les flamants roses» et «Alchimie» de Mohamed Ali Fekih et «Unes» de Cyrine Douss. 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com