Commerce parallèle : Concurrence déloyale et … anarchie





La vie semble reprendre son cours normal à la Porte de France jusqu’à la Place de l’indépendance, puisque tous les étalages anarchiques ont été démantelés, laissant les piétons circuler plus librement, loin des tréteaux boîteux et des étalages en carton qui ont envahi pendant un certain temps toute l’avenue, avec ce que cela présente comme brouhaha, bousculade et saleté.
Mais ces marchands à la sauvette se sont déplacés vers d’autres artères commerçantes comme la rue d’Espagne, la rue Charles De Gaulle, la rue d’Allemagne, et les autres rues annexes, envahissant les trottoirs et les chaussées dans une anarchie indescriptible. Les propriétaires des boutiques et des magasins des lieux n’ont pu ouvrir, puisque ces derniers se sont installés juste devant leurs commerces, bravant les lois et les principes d’une concurrence saine et loyale.
Les propriétaires des boutiques se plaignent de cet état de chose, puisque ceux qui vendent des articles douteux et à bas prix, n’ont aucun engagement vis-à-vis de l’administration des impôts encore moins des lois régissant le commerce dans notre pays. Pis encore, on ne connaît pas le pays d’origine des marchandises importées, avec des bénéfices nets de toute imposition, contrairement aux commerçants qui ont des patentes, des taxes et du personnel à payer à la fin de chaque mois.
Les autorités de tutelle doivent, au plus vite, prendre les dispositions qui s’imposent pour dégager un tant soit peu les commerces et magasins légalement ouverts.
La municipalité, à travers ses agents se doit de conscientiser, dans une première démarche, ces marchands ambulants des méfaits qu’ils sont en train de faire subir à leurs concitoyens, s’ils ne se soumettent pas aux lois et aux réglementations régissant le commerce dans notre pays, ils doivent les mettre à l’amende et les chasser de ces rues, afin que le commerce parallèle ne devienne pas une nuisance économique et sociale.
On est conscient du fait que ces marchands ambulants ont le droit de vivre et de travailler, les autorités municipales peuvent et doivent dans un premier temps leur fournir un espace adéquat comme celui de Moncef Bey ou Sidi Boumendil, afin qu’ils puissent s’adonner au commerce loyal et honnête.
Le commerce parallèle est un phénomène qu’on ne peut déraciner du jour au lendemain, sachant pertinemment qu’il représente une source de revenus pour beaucoup de nos concitoyens, mais qu’on peut canaliser et doter de mécanismes légaux qui pourront, dans un futur proche, devenir plus rentables pour tous les acteurs du secteur.


Chedly BEN YAHMED




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com